Suivi des populations

Observatoire d'oiseaux du Bic

PNBJeanSebastienGuenette
© Jean-Sébastien Guénette

Le belvédère Raoul-Roy, situé dans le Parc national du Bic, est l’un des meilleurs endroits au Québec pour observer la migration printanière des oiseaux de proie. Juché à 150 mètres au-dessus du niveau de la mer, cet observatoire permet d’avoir une vision d’ensemble exceptionnelle sur l’estuaire maritime du Saint-Laurent, sur l’île du Bic, sur la baie de Saint-Fabien-sur-Mer, et bien sûr, sur le relief magnifique du Parc national du Bic.

Le relief accidenté qui crée des courants ascendants et la barrière naturelle que constitue le fleuve favorisent le passage des oiseaux de proie à cet endroit lors de leur migration. On a remarqué que la majorité des migrateurs observés depuis le belvédère arrivent du nord-est et longent le fleuve en direction du sud-ouest, alors qu’on devrait s’attendre à l’inverse pour une migration printanière. On croit que ces oiseaux, en longeant le littoral atlantique et la chaîne des Appalaches pour se diriger vers leurs aires de nidification situées au nord du Saint-Laurent, se butent au niveau de la péninsule gaspésienne à l’importante masse d’eau froide du golfe Saint-Laurent qui ne favorise pas les courants d’air ascendants qu’ils utilisent pour migrer. Ils doivent donc longer le fleuve vers le sud-ouest jusqu’à ce que ce que celui-ci devienne assez étroit pour leur permettre d’accéder à la rive nord sans danger, ce qui expliquerait leur passage par le belvédère.

Depuis 2002, le Club des ornithologues du Bas-Saint-Laurent y supervisait le décompte printanier des oiseaux de proie au belvédère Raoul-Roy. À la demande du club, le Regroupement QuébecOiseaux a pris la relève en 2006. Le recensement des oiseaux de proies s’échelonne sur un peu plus de deux mois, soit de la mi-mars à la fin mai. Durant cette période, ce sont entre 2 000 et 7 000 rapaces qui y sont recensés, pour un total de 16 espèces. Les meilleures heures pour observer ces oiseaux se situent entre 10h00 et 14h00.