En novembre dernier, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) s’est réuni afin d’évaluer la situation de 40 espèces. La Paruline orangée conserve son statut d’espèce en voie de disparition obtenu pour la première fois il y a 20 ans, tandis que le Gros-bec errant, qui n’avait jamais paru sur la liste des espèces en péril du COSEPAC, est désormais parmi les espèces préoccupantes.

À ce jour, on compterait moins de trente Parulines orangées au Canada, toutes confinées dans les forêts marécageuses du Sud-Ouest ontarien. La dégradation de son habitat de reproduction, résultant notamment du drainage des milieux humides, menace sa population, tout comme le fait la perte de son habitat d’hivernage dans le Sud.

Bien qu’on le rencontre communément dans les forêts canadiennes, le Gros-bec errant a subi néanmoins un déclin à long terme de ses populations depuis les années 1970. Certaines données indiquent un nouveau déclin de près de 40 % enregistré au cours des dernières décennies. L’espèce est affectée par la diminution de l’étendue des forêts matures, les collisions avec les fenêtres et avec les véhicules (résultant de sa consommation de gravier et de sel routiers en hiver).

(Source : www.cosepac.gc.ca

Publié dans Printemps 2017

Un squelette de dodo (ou Dronte de Maurice, de son nom technique), une espèce d’oiseau disparue, a été vendu aux enchères pour la modique somme de 431 000 $!

Les squelettes de dodos sont rarissimes. Il n’en existe qu’une douzaine qui soient complets ou presque. Ils sont tous, à une exception près, formés d’ossements provenant de différents individus. Celui qui vient d’être vendu en Angleterre est le fruit de plus de quarante ans d’efforts investis par un collectionneur dans l’achat et l’assemblage d’ossements. Il manque seulement une partie du crâne et les griffes d’une patte pour que le squelette soit entier.

Le dodo vivait jadis sur l’île Maurice, dans l’océan Indien. Disparu moins d’un siècle après sa découverte, il est devenu une icône de l’extinction des animaux. Il témoigne de la vitesse à laquelle l’Homme peut agir sur son environnement. Son incapacité à voler l’a rendu vulnérable aux humains et à des prédateurs comme le chien. Il est disparu dans la deuxième moitié du 17e siècle, en raison d’une chasse excessive.

Le dodo a toujours suscité un grand intérêt auprès des amateurs d’histoire naturelle. Le personnage du dodo dans le célèbre roman Alice aux pays des merveilles, écrit en 1865 par Lewis Carroll, a grandement contribué à accroître sa popularité.

(Source : www.cnn.com/2016/11/23/world/dodo-skeleton-sold-at-auction)

Publié dans Printemps 2017

Ce printemps, les Hirondelles rustiques qui passeront par la Montérégie auront peut-être la chance de tomber sur l’un des cinq logements construits spécialement à leur intention. Ces structures de nidification aux allures de vieilles granges de bois ont été installées l’automne dernier dans le cadre d’un projet pilote mené par le Regroupement QuébecOiseaux. Ce projet consiste à offrir des sites de nidification durables pour cette espèce dont la situation est précaire. Les nichoirs ont été installés sur des terrains de producteurs agricoles de la Montérégie, plus particulièrement dans les municipalités d’Hinchinbrooke, Saint-Valentin, Saint-Jean-Baptiste, Saint-Marc-sur-Richelieu et Sainte-Julie.

Le Fonds pour dommages à l’environnement a fourni 32 750$ au projet. Il s’agit d’un programme du gouvernement du Canada qui s’appuie sur le principe du pollueur-payeur. Ainsi, l’argent recueilli sous forme d’amendes et par l’application des ordonnances de la cour ou des règlements volontaires à la suite de dommages infligés à l’environnement est placé dans ce fonds puis réinvesti dans les milieux naturels.

L’Hirondelle rustique est une espèce désignée menacée par le COSEPAC depuis 2011, en raison de la diminution importante de ses effectifs.

(Source : www.quebecoiseaux.org

Publié dans Printemps 2017

Les rémiges des ailes du Pic flamboyant, dans l’est du continent, sont normalement jaunes. Or, chez certains individus, il en apparaît périodiquement des rouges orange, sans qu’on comprenne vraiment pourquoi. Une étude vient de percer ce mystère. Contrairement à ce que l’on pensait, ces pics insolites ne seraient pas le résultat d’un croisement avec des oiseaux de l’ouest du continent, qui ont le dessous des ailes rouge, mais plutôt la conséquence de leurs choix alimentaires. Le coupable est une espèce de chèvrefeuille exotique, de plus en plus répandue en Amérique du Nord. Les pics raffolent de ses baies, qui contiennent un pigment nommé rhodoxanthine. Lorsque les pics s’en nourrissent au cours de la période de mue, ils accumulent ce pigment rouge dans les plumes des ailes. La rhodoxanthine s’additionne à un autre pigment déjà présent dans les plumes, la lutéine, qui produit la couleur jaune. Il en résulte des plumes de couleur orangée à rouge.

Il est vrai que les Pics flamboyants à ailes jaunes peuvent se croiser avec ceux de l’Ouest, à ailes rosées, pour produire des rejetons aux ailes orangées. Or, les pics étudiés ici ont été observés bien en dehors de la zone de contact entre les deux sousespèces. De plus, la période de fructification des chèvrefeuilles coïncide avec la période de mue des Pics flamboyants. Enfin, on a observé que le motif de coloration des ailes variait au fil du temps chez un même individu, ce qui indique que cette coloration rouge ne résulte pas de facteurs génétiques, mais provient bien de l’environnement.

(Source : The Auk 134:22-33)

Publié dans Printemps 2017

Une femelle d’Albatros de Laysan, nommée Wisdom, est un oiseau hors du commun qui détient le titre du plus vieil oiseau sauvage bagué qui soit connu. En 2016, à l’âge de 66 ans, elle incubait encore un oeuf, alors que l’espérance de vie pour les oiseaux de son espèce est de 50 ans. Bien qu’elle passe près de 90% de son temps en mer à la recherche de nourriture, Wisdom a déjà élevé un minimum de 30 à 35 jeunes au cours de sa vie. Chaque rejeton, depuis la ponte de l’oeuf jusqu’à l’envol, nécessite environ huit mois de soins. Cette mère d’exception séjourne chaque année au Refuge national de faune de l’atoll Midway, situé dans l’océan Pacifique au nord-ouest d’Hawaï. Les Albatros de Laysan pondent seulement un oeuf par an, et les parents se partagent les soins donnés au petit. Étant donné leur mode de vie très exigeant, ces oiseaux prennent normalement une année de repos après avoir pondu, mais pas Wisdom. En 2016, elle a pondu pour une deuxième année consécutive.

Wisdom a été observée pour la première fois en 1956. Depuis ce temps, elle aurait déjà parcouru près de cinq millions de kilomètres.

(Source : https://medium.com/usfws/wisdom-the-laysan-albatross-7c1259c3b35a#.wde6tnmee)

Publié dans Printemps 2017

En 1917 – l’année même où le Canada et les États-Unis adoptaient officiellement la Convention concernant les oiseaux migrateurs – un premier groupe d’ornithologie voyait le jour au Québec : The Province of Quebec Society for the Protection of Birds. Depuis un siècle, cet organisme sans but lucratif joue un rôle primordial à plusieurs égards et, grâce à son action continue, bon nombre d’habitats naturels fréquentés aujourd’hui par les ornithologues ont pu être préservés.

Le 4 janvier 1917, des citoyens partageant un intérêt pour les oiseaux se réunissaient au YMCA de Montréal pour y tenir la première réunion de la Province of Quebec Society for the Protection of Birds (PQSPB). « La Société», comme l’appelaient familièrement ses membres, est par la suite constituée en vertu des lois de la province de Québec, le 29 avril 1931. À différents moments de son histoire, des débats ont lieu au sein de l’organisme pour en modifier le nom. En 2005, le conseil d’administration adopte finalement une nouvelle appellation pour les activités courantes, Bird Protection Quebec / Protection des oiseaux du Québec (BPQ/POQ), désignation sous laquelle l’organisation est maintenant mieux connue.

L’organisme se distingue comme l’un des plus anciens groupes de conservation au Canada. Jusqu’à la fondation du Club des ornithologues de Québec, en 1955, il sera le seul « club d’observation d’oiseaux » actif au Québec, et sa crédibilité lui vaudra d’accueillir la réunion annuelle de l’American Ornithologists’ Union à deux reprises, en 1951 et 1991.

À la première assemblée, les participants élisent comme président Lewis McIver Terrill, une sommité dans le domaine de l’ornithologie. D’autres personnalités remarquables se joindront à l’organisation au fil des ans, notamment Edith Morrow, qui pour plusieurs fut la force vive derrière l’établissement de la Société. En survolant la liste des membres fondateurs et premiers administrateurs, il est intéressant de noter la présence d’un nombre relativement égal d’hommes et de femmes. On remarque aussi que bien que le groupe ait été principalement constitué d’anglophones depuis le début, l’histoire de la Société est en partie liée à celle des figures de proue du monde ornithologique francophone, dont certaines ont fait partie de son conseil d’administration. Aujourd’hui, une bonne partie de ses membres et de ses administrateurs sont francophones et les communications de la Société se font de plus en plus dans les deux langues.

Ce n’est probablement pas par pure coïncidence que la fondation de la PQSPB survient peu après la signature de la Convention Canada–États-Unis concernant les oiseaux migrateurs. L’un des premiers conférenciers de la Société est Gordon Hewitt, négociateur en chef du Canada dans le cadre du processus qui a mené à la signature de ce traité. Il y présente l’idée de réserver des refuges pour les oiseaux migrateurs; ce fut probablement l’impulsion qui amena la PQSPB à établir des sanctuaires sur le mont Royal, y compris dans les cimetières et sur le sommet de Westmount.

Bien des clubs d’ornithologie prennent naissance simplement pour permettre aux gens d’une même région de participer à des sorties et partager leurs observations, mais la PQSPB/POQ a toujours été plus que cela. Aujourd’hui, les activités de la Société sont regroupées sous trois grands thèmes : éducation, conservation et observation (ECO).

Éducation

La fondatrice, Edith Morrow, avait la passion d’enseigner aux jeunes l’importance de préserver la faune ailée. Des milliers d’enfants de la communauté anglophone de Montréal ont ainsi eu leurs premiers contacts avec l’étude des oiseaux lors de visites dans les classes effectuées par des membres dévoués de la Société au cours des premières décennies après sa fondation. Pendant les années 1940 et 1950, Gladys Hibbard a organisé des conférences pour les enfants et donné des cours d’identification des oiseaux à son domicile. De telles activités se poursuivent encore aujourd’hui, bien qu’à une échelle plus modeste.

Les présentations mensuelles données par des membres de la Société ou des conférenciers invités se sont poursuivies presque sans relâche depuis les premiers jours du groupe. Bien sûr, les premières causeries devaient être illustrées avec les moyens de l’époque, par exemple la lanterne magique (des plaques de verre colorées à la main par Lewis Terrill lui-même), ou bien rendues plus vivantes par l’imitation des chants de divers oiseaux comme le faisait Napier Smith, un des pionniers de l’organisme. On peut imaginer avec un sourire quelle serait la réaction de ces premiers participants aux présentations PowerPoint modernes alliant superbes photos numériques et pistes audio, et qui font partie du matériel de base des conférences d’aujourd’hui.

Conservation

C’est sans doute sous la bannière de la conservation que la PQSPB/POQ s’est le mieux distinguée des autres clubs d’ornithologie au pays. Ses premiers membres s’étaient certainement rendu compte du déclin abrupt des populations d’oiseaux que la chasse commerciale et la chapellerie avaient causé à l’échelle du continent, dans les années ayant précédé la fondation de la Société. Toutefois, ils étaient probablement plus au fait de ce qui se produisait à l’échelle locale. Les oiseaux étaient peu présents sur l’île de Montréal comparativement aux campagnes environnantes, ce qui montrait que la perte d’habitat, les prélèvements incontrôlés, les chats errants, l’absence générale de connaissances sur les besoins des oiseaux et de la faune en général et une myriade d’autres facteurs contribuaient tous au déclin des populations. Une série d’initiatives de conservation, qui se poursuivent encore sous diverses formes, furent alors lancées : acquisition et protection d’habitats, promotion de l’étude scientifique des oiseaux, et octroi de subventions de soutien envers des groupes ayant des missions similaires. La Société a joué un rôle de premier plan pour ce qui est de la mise sur pied de plusieurs sanctuaires privés dans la région de Montréal. D’autres furent établis sur des terres publiques, en collaboration avec divers niveaux de gouvernement. Ces sanctuaires avaient pour principal objectif d’aider les propriétaires fonciers à mettre un frein à une chasse mal réglementée. Bien que certaines de ces zones aient perdu leur rôle officiel de refuge pour les oiseaux à la faveur de l’urbanisation ou de changements dans les règlementations gouvernementales, plusieurs demeurent des oasis d’habitat de qualité. Le mont Royal et ses cimetières, plusieurs terrains de golf et espaces avoisinants, le secteur de Senneville incluant l’Arboretum Morgan, ainsi que le refuge d’oiseaux migrateurs de l’île aux Hérons ne sont que quelques-uns des endroits qui doivent en partie leur conservation aux premiers efforts des membres de la PQSPB/POQ.

En 1937, la PQSPB/POQ franchit une étape importante sur le plan de la conservation, en acquérant l’île aux Perroquets, sur la Basse-Côte-Nord. Cette petite île de 17 hectares, au large de Blanc-Sablon, était à l’époque le seul morceau de terre de propriété privée au sein d’un sanctuaire fédéral. Son importance comme zone de nidification pour le Macareux moine, le Petit Pingouin et autres espèces marines est reconnue internationalement et, après son achat, elle devient le premier sanctuaire officiel de la Société. D’autres sanctuaires allaient suivre, au moyen d’acquisitions ou à la suite de dons de terrains de la part de personnes qui souhaitaient léguer aux générations futures des propriétés qui leur étaient chères.

Le fleuron des propriétés de la Société est constitué d’une grande portion du sanctuaire George H. Montgomery près de Philipsburg, non loin de la frontière américaine et de la baie Missisquoi. Acquis en 1955 et substantiellement agrandi au cours des dernières années, ce sanctuaire porte le nom d’un ancien président de la Société dont les propriétés foncières d’origine forment une partie importante de la zone du refuge. Dans le cadre des célébrations du 100e anniversaire, le réseau de sentiers, de trottoirs de bois et de tours d’observation de cette propriété fait actuellement l’objet d’importantes améliorations.

Au cours des dernières décennies, c’est grâce à la générosité d’un de ses anciens membres que la Société a été en mesure de mener à bien plusieurs activités d’acquisition de terrains et de subventions de soutien. Le nom d’Alfred W. Kelly est bien connu des membres de la PQSPB/POQ, et l’est maintenant de la communauté dans son ensemble. C’était un homme réservé qui vivait très simplement, et ce fut donc une grande surprise à sa mort en 1982 lorsqu’on apprit qu’il avait légué son domaine de Piémont et une importante somme d’argent à la PQSPB. Ce legs a permis d’effectuer un investissement substantiel et de s’associer avec Conservation de la nature Canada et d’autres partenaires pour acquérir les terrains qui constituent aujourd’hui une zone de protection majeure dans les basses Laurentides. Cette zone adjacente aux propriétés originales d’Alfred Kelly à Piedmont a été nommée en son honneur « Réserve naturelle Alfred-Kelly ».

La PQSPB/POQ détient également d’autres propriétés, soit à part entière, soit conjointement avec d’autres organisations, notamment la ferme Ghost Hill près de Breckenridge, au nordouest de Gatineau, l’îlet Vert et l’île aux Canards, dans le fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Varennes, le marais Alderbrooke près de Cowansville, ainsi que de petites propriétés à Hudson et sur le mont Saint-Grégoire. Certaines propriétés similaires ont été conservées grâce à des dons faits par la PQSPB/POQ à d’autres organisations, notamment à Conservation de la nature Canada, Canards Illimités et Duvetnor.

Toujours dans le domaine de la conservation, la PQSPB/POQ a consenti des fonds pour la recherche tant à des organisations qu’à des individus. D’importants projets menés entre autres par les observatoires d’oiseaux de Tadoussac et de McGill, le centre de réhabilitation des oiseaux sauvages Le Nichoir, ainsi que le centre McGill de science aviaire et de conservation ont bénéficié des sommes octroyées par le comité des subventions de la PQSPB/POQ. Ces dernières années, une subvention spéciale a permis de financer une équipe de recensement dans des régions nordiques, dans le cadre du second Atlas des oiseaux nicheurs du Québec. De plus, l’organisation a joué un rôle majeur dans la production du premier Atlas en 1996, en fournissant des participants aux recensements, et une part appréciable des fonds nécessaires à la publication de cette oeuvre magistrale. D’autres subventions accordées à des chercheurs et étudiants universitaires ont permis de mener à bien des travaux portant sur un large éventail de sujets reliés à la protection des oiseaux.

En plus de collaborer à l’Atlas, les membres de la PQSPB/POQ participent aussi à d’autres activités de science citoyenne, notamment les recensements des oiseaux de Noël à Montréal et à Hudson, et ce depuis 1929 et 1939 respectivement. De nombreux membres ont également collaboré à des recensements d’oiseaux, contribuant ainsi à l’accroissement de nos connaissances sur les tendances des populations aviaires. Par exemple, deux membres, Bob Barnhurst et Mabel McIntosh, mènent à eux seuls des séances printanières et automnales d’observation des oiseaux de proie dans la région de Montréal depuis plus de trente ans, un engagement hors du commun. Tout ce précieux travail se poursuit encore aujourd’hui.

Observation

Bien sûr, les activités liées à l’observation chevauchent considérablement les aspects de la conservation et de l’éducation inscrits dans la mission de la PQSPB/POQ, car le plus grand plaisir de la plupart des membres de n’importe quel club d’ornithologie n’est-il pas d’aller observer les oiseaux sur le terrain? Évidemment, les excursions tiennent une place de choix dans l’histoire de l’organisation, et elles ont contribué à parfaire les connaissances de nombreux membres.

Lors des premières années, les excursions avaient généralement lieu au printemps et à l’automne. Aujourd’hui, elles sont au programme toute l’année pendant les fins de semaine, et des sorties supplémentaires sont ajoutées en périodes de migration. On peut sans doute affirmer que ces excursions sur le terrain constituent souvent l’aimant qui capte l’intérêt du public et amène de nouveaux membres dans l’organisation, mais ces sorties contribuent aussi à accroître la sensibilisation aux enjeux en matière de conservation, aujourd’hui plus importants que jamais.


Note de l’auteur

Bon nombre des renseignements fournis dans cet article proviennent des sources suivantes.

Arnaudin, Margaret P. (2003) A Bird in the Bush
- The Story of the Province of Quebec Society for the Protection of Birds 1917-2002. Price-Patterson, Westmount, QC.

Arthur, Sheila et coll. (2006) Bird Protection Quebec (PQSPB)
- A Thumbnail History, The Songsparrow
(bulletin de la PQSPB/POQ) 49(3):7-9.

http://pqspb.org
[en particulier l’information concernant les sanctuaires].

Publié dans Hiver 2017

Pour se déplacer, les oiseaux peuvent voler, planer ou glisser dans les airs, marcher ou courir sur la terre ferme ou bien encore nager. À cela s’ajoute un autre mode de déplacement hors du commun utilisé par certains cygnes : la navigation à voile!

Des chercheurs ont observé ce mode de locomotion chez des Cygnes tuberculés en Suède. Pour surfer sur l’eau, les cygnes arquaient simplement leurs ailes au-dessus de leur dos puis profitaient des forts vents pour se déplacer à grande vitesse sur l’eau. Dans tous les cas rapportés lors de cette étude, la navigation à voile a permis de mouvoir les cygnes sur quelques centaines de mètres de distance. Ce comportement a été principalement observé sur des plans d’eau relativement petits en terrain plat et par temps venteux. Dans l’un des cas rapportés, le cygne se déplaçait à une vitesse de 1,3 m/s. Pour pouvoir nager à cette vitesse, le cygne aurait eu besoin de dépenser 12 fois plus d’énergie!

Considérant que les Cygnes tuberculés comptent parmi les oiseaux les plus lourds pouvant voler, leurs déplacements peuvent s’avérer particulièrement coûteux sur le plan énergétique. Ces cygnes passent environ 45% de leur vie à nager et l’utilisation des vents pour se déplacer leur rend donc la vie plus facile.

(Source : Wilson Journal of Ornithology 128 (3):628-631) 

Publié dans Hiver 2017

Parmi les quatre finalistes sélectionnés par un jury, c’est un Orme d’Amérique qui a récolté le plus de votes du public dans le cadre du concours l’Arbre de l’année Québec.

« Je suis un Orme d’Amérique majestueux, l’un des rares survivants de la graphiose qui a décimé mes frères par millions. Mon histoire est longue de 200 hivers […] j’ai survécu à une tornade en 1983 ainsi qu’au verglas de 1998, qui m’a pris la moitié de mes branches. Je suis devenu avec les années un lieu traditionnel de rencontre pour la famille et les amis. On vante ma stature imposante, mais je crois que ma beauté vient avant tout des sou - venirs imprégnés dans mon tronc.», écrit Jean-Philippe Choinière qui a présenté la candidature de cet arbre de Farnham.

«Avec l’Arbre de l’année, nous souhaitons éveiller la sensibilité des gens, souligne Maud Fillion, directrice générale des Amis du Jardin botanique de Montréal et membre du comité organisateur du concours. Les arbres sont des symboles vivants de ces liens que nous tissons avec notre milieu. Reconnaître leur importance dans notre vie constitue un engagement pour leur protection.»

L’édition québécoise de ce concours a été lancée en 2015 avec le soutien des magazines et organismes de vulgarisation scientifique francophones suivants : Agence Science-Presse, Les Amis du Jardin botanique de Montréal, Les Cercles des jeunes naturalistes, Curium, Les Débrouillards, Les Explorateurs, Nature sauvage, QuébecOiseaux, Québec Science, Science pour tous, l’Association pour l’enseignement de la science et de la technologie au Québec (AESTQ) et l’Association francophone pour le savoir (Acfas).

(Source : www.arbredelanneequebec.com

Publié dans Hiver 2017

En août dernier, l’American Ornithologists’ Union (AOU) et la Cooper Ornithological Society (COS) ont annoncé qu’elles ne formeront sous peu qu’une seule entité : l’American Ornithological Society (AOS).

Après de fructueuses négociations, les deux organismes ont décidé d’unir leurs efforts afin de mieux servir les ornithologues du continent et de contribuer davantage à l’avancement de l’ornithologie en combinant leurs ressources humaines, financières et intellectuelles. Plus de 80% des membres de la COS étaient également membres de l’AOU et l’AOU était formée de membres de la COS à plus de 40%.

(Source : www.americanornithology.org/content/aou-and-cos-merger-status)

Publié dans Hiver 2017

Une équipe de chercheurs américains vient de découvrir comment le Manchot papou, qui vit en Antarctique et dans des îles subantarctiques, peut prendre un bain sans craindre de se transformer en glaçon : il possède un plumage antigel! Deux caractéristiques de son plumage lui permettent d’éviter la congélation. D’abord, la rugosité des plumes. En effet, cellesci sont ornées de microrainures qui permettent de repousser aisément les gouttelettes d’eau à l’extérieur, évitant ainsi la formation de glace. Ensuite, la glande uropygienne du Manchot papou, située près de la base de la queue, sécrète une huile de très grande qualité comparativement à celle d’autres manchots. Cette huile imperméabilise son plumage, ce qui permet également d’éloigner l’eau qui pourrait s’y incruster.

On souhaite maintenant que les secrets du Manchot papou puissent inspirer la conception d’ailes d’avion qui résisteraient au givrage.

(Source : www.sciencenews.org - 9 janvier 2016:5) 

Publié dans Hiver 2017
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