Une première présence au Québec... et au Canada!

Un Colibri à gorge améthyste, une espèce des montagnes du Mexique et d'Amérique centrale qui n'avait jusqu'ici jamais été vue au nord du Mexique, a été trouvé et photographié les 30 et 31 juillet à un abreuvoir à colibris de Saint-Félix-d'Otis, au Saguenay (A. Lavoie, M. Bélanger et autres).

Deux premières nidifications au Québec

Un nid de Pluvier bronzé, trouvé le 22 juin au sud d’Ivujivik, au Nunavik (C. Marcotte, Y. Aubry, M. Robert), est le premier rapporté au Québec. Des Phalaropes à bec large, incluant quelques couples et là aussi un premier nid au Québec, ont été vus du 11 au 22 juin dans 13 parcelles d’atlas de la même région générale (M. Robert et autres).

Nicheurs et estivants

Avec la découverte le 22 juin d’un oiseau agité au sud d’Ivujivik, on a soupçonné pour la première fois la nidification de l’Oie rieuse au Québec (Y. Aubry, C. Marcotte). Des Grues du Canada ont, pour leur part, été notées nichant à Villeroy le 5 juin (C. Roy) et à Yamaska le 19 juillet (Y. Dugré), démontrant bien que l’espèce s’établit peu à peu dans le sud du Québec. Le Bécasseau à croupion blanc, quant à lui, a été trouvé dans quatre parcelles d’Atlas au sud d’Ivujivik les 19 et 22 juin, et le Bécasseau violet, dans deux parcelles les 19 et 20 juin, dont un couple dans l’une d’elles (M. Robert et autres).

Un juvénile de Pic à ventre roux, noté le 25 juillet au Technoparc de Saint- Laurent, à Montréal, témoigne d’un nouveau lieu de nidification pour l’espèce (J. Coutu). La nidification du Gobemoucheron gris-bleu, maintenant devenue imprévisible au Québec, a été rapportée en juin à Godmanchester, en Montérégie (D. Collins), et en juillet à Laval (M. Bouchard, A. Robert). Le couple d’Orioles des vergers noté à Stanstead en mai dernier y a élevé quatre jeunes en juin (S. Kohl), pour une cinquième nidification confirmée au Québec.

Présences estivales notables

D'abord trouvé à Sainte-Angèle-de-Laval le 19 juin (J. Brunelle, J. Gélinas), un groupe de cinq Cygnes tuberculés a été vu à Yamachiche le 30 juin (J. Gélinas, M. Bourassa), ainsi qu'à Neuville à compter du 3 juillet (S. Gosselin); il s'agit peut-être là du groupe rapporté au lac Aylmer à la fin de mai. Événement rare dans le sud de la province, un Cygne siffleur en plumage de 1er été a séjourné à Salaberry-de-Valleyfield à compter du 7 juin (D. Collins et autres). Durant toute la saison, des équipages de bateaux de pêche ont rapporté régulièrement le Fulmar boréal dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent, incluant un maximum
de 118 individus, le 23 juin au large de Mont-Louis, en Gaspésie (J.-F. Rousseau).

Un Râle jaune a vocalisé régulièrement à Sept-Îles du 4 au 30 juillet, fournissant ainsi une deuxième présence de l’espèce à cet endroit (B. Duchesne, C. Couture). Quelques Phalaropes de Wilson ont été observés au début de juin à divers sites dans la province, mais leur nidification n’y a été notée nulle part. On a estimé à 100 individus le nombre de Goélands bruns présents à Saint-Irénée, dans Charlevoix, le 11 juillet (P. Bannon, S. Labbé); il semble que ce soit le total le plus élevé jamais rapporté au Canada. Difficile à croire, mais un Labbe à longue queue s’est nourri d’insectes dans un champ de maïs de Baie-du-Febvre pendant toute une semaine en juin, du 10 au 18 (J.-P. Ouellet, M. Lafleur et autres).

Étonnamment, pour une sixième année consécutive, un Moucherolle vert, territorial, chantait à Notre-Dame-du-Nord du 3 juin au 20 juillet (J. Fréchette et autres). Outre Godmanchester, où la Paruline à ailes bleues niche depuis quelques années déjà, un individu a été trouvé à Bromont le 4 juin (C. Dufresne et autres), ainsi qu’à Laval le 10 juin (M. Boisvert). Un Tohi tacheté, à Wemindji le 28 juin (M. Carbonneau, H. Brunoni), et un Tohi à flancs roux à Chisasibi, le 16 juin (H. Brunoni), formaient un duo inattendu pour l’est de la baie James. Les neuf Bruants de Nelson dénombrés le 15 juin sur l’île aux Cerfeuils, à Repentigny, pour le compte de Conservation de la Nature Canada (P. Fradette et autres), ainsi que trois autres à Yamaska, le 19 juin (P. Fradette, D. Jauvin), marquent la limite sud de l’espèce au Québec.

Visiteurs inusités

Au parc des Grands-Jardins, la présence le 12 juillet d’une Sturnelle de l’Ouest, dans un petit stationnement au milieu de la forêt boréale de Charlevoix, s’est avéré très surprenante (P. Bannon, S. Labbé).

Publié dans Printemps 2017

Dates hâtives records

Un Goéland cendré de la sous-espèce européenne, découvert à Cap-aux-Os le 9 avril (J.-F. Rousseau), semble être le premier au Québec dont on publie la photographie. L’Urubu noir est rapporté de plus en plus fréquemment au Québec; deux individus ont été photographiés à Cowansville le 12 mars (B. Hamel) au sein d’un groupe d’Urubus à tête rouge migrateurs, et cinq oiseaux solitaires ont été signalés en outre à Rivière-Ouelle, Sherbrooke, Bic, Orford, et même à Saint-François-de-Sales, au Lac-Saint-Jean.

Suites de l’hiver

Le Solitaire de Townsend qui avait hiverné à Adstock n’a pas été revu après le 13 avril (D. McCutcheon). Le Bruant à face noire qui a passé l’hiver à Terrebonne y est demeuré jusqu’au 14 mai (plus. obs.), tandis que le Bruant à couronne dorée qui avait hiverné à Gatineau a revêtu son plumage nuptial et a été vu pour la dernière fois le 18 avril (K. Guilbault).

Les migrateurs

À la station d’observation des rapaces de Saint-Stanislas-de-Kostka, un maximum record de 35 Aigles royaux a été enregistré la journée du 12 mars (B. Barnhurst, M. McIntosh). Une Pie-grièche migratrice, la deuxième rapportée au Québec dans les quatre dernières années et la deuxième aussi aux îles de la Madeleine, a été photographiée à Pointe-aux-Loups le 22 mai (A. Richard). Un Bruant sauterelle a été vu à Hemmingford le 22 mai (P. Fradette et autres), et un autre a séjourné à Elgin à compter du 23 mai (S. Labbé, P. Bannon); il s’agit des premières présences de l’espèce en Montérégie depuis quelques années.

Les nicheurs

L’effectif de la Grande Aigrette ne cesse d’augmenter, comme en fait foi la centaine de nids rapportée à l’île aux Hérons, près de Montréal, par le Regroupement QuébecOiseaux lors d’une étude pour Environnement Canada (J.-S. Guénette et autres). Cette île abrite une colonie de Grands Hérons et de Bihoreaux gris, et doit son nom à Samuel de Champlain . Un couple nicheur de Sternes caspiennes a été trouvé sur l’île Duval, à Contrecoeur, le 18 mai (D. Tétreault).

Visiteurs inusités

Il semble que trois Bernaches nonnettes différentes ont été signalées sur la rivière Richelieu entre Saint-Mathias et Saint-Jean-sur-Richelieu, du 18 mars au 14 avril (R. Boulet et autres); un individu a également été observé à Cap-Rouge les 22 et 23 mars (C. Nadeau), et à Pointe-au-Père du 21 avril au16 mai (L. Saint- Laurent et autres). Un Tyran des savanes à Batiscan le 23 mai (J. Leclerc) représentait une 22e présence de l’espèce au Québec. Un mâle de Paruline orangée, trouvé à Nicolet le 28 mai, a défendu son territoire jusqu’au début de juillet (C. Meloche et autres).

Une Sturnelle de l’Ouest a été photographiée à Port-Cartier le 26 mai (J.-P. Barry) – curieusement, quatre des cinq sturnelles signalées en Côte-Nord au cours des 12 dernières années appartenaient à cette espèce, l’exception étant une Sturnelle des prés observée ce printemps à Baie-Trinité le 22 mai (J.-P. Barry). Un couple d’Orioles des vergers construisait un nid à Stanstead le 25 mai (S. Kohl et autres), tandis qu’un mâle immature a été observé à Sainte-Anne-de-Bellevue le 23 mai (B. McFarlane, B. MacDuff et autres). Un mâle d’Oriole masqué, photographié à Wentworth-Nord, dans les Laurentides, le 26 mai (A. Simard), représentait une troisième présence de l’espèce au Québec, deux au printemps et une en automne.

Des hybrides

Ce qu’on croit être un hybride Eider à duvet × Eider à tête grise a été vu et photographié à Saint-Ulric du 15 au 18 avril (C. Chevalier). Un mâle Fuligule morillon × Petit Fuligule/Fuligule milouinan a été observé à Rouyn-Noranda du 17 au 24 avril (L. Imbeau, J. Gagnon). Un hybride Garrot à oeil d’or × Garrot d’Islande était présent à Chambly le 19 mars 2016 (S. Labbé, P. Bannon). Un hybride présumé Paruline triste × Paruline masquée a été photographié à Laval le 27 mai (M. Boisvert); il s’agit d’un deuxième rapporté ici, le premier ayant été photographié et capturé à Sherbrooke en juin 1989. Un Junco ardoisé × Bruant à gorge blanche a été identifié à Saint-Boniface, en Mauricie, le 26 avril 2016 (A. Babin). 

Publié dans Hiver 2017

Les hivernants

Cela fait maintenant plus d’un an qu’un couple d’Arlequins plongeurs séjourne sur la rivière des Prairies, à Montréal (plus. obs.). Un groupe de onze Perdrix grises ont passé tout l’hiver au Bic, à la limite est de leur aire (R. Pitre et autres). Les Dindons sauvages signalés à Rivière-Trois-Pistoles et à Saint-Louis-du- Ha!-Ha! (plus. obs.) semblent indiquer une extension de l’aire de l’espèce en provenance du Maine. Le Pygargue à tête blanche a été rapporté un peu partout dans la province, dont, entre autres, 35 individus à Mont-Laurier le 15 janvier (M.A. Montpetit), et 15 à Val-d’Or le 1er janvier (F. Dubois).

Quatre Merlebleus de l’Est ont été observés à Saint-Télesphore, Vaudreuil- Soulanges, le 31 janvier (D. Collins); cette présence s’inscrit dans la tendance de l’espèce, depuis une dizaine d’années, à demeurer ici en hiver. Un Moqueur chat à Sainte-Catherine, en Montérégie, de la fin de décembre au 6 mars (S. Denault et autres) a marqué le premier hivernage de l’espèce au Québec, tandis qu’un autre à Jonquière du 7 au 14 février (J. Fortin) était tout aussi inattendu au Saguenay–Lac-Saint-Jean. À Sherbrooke, deux mâles de Parulines des pins, à qui on offrait des vers de farine, ont réussi à hiverner avec succès.

Les migrateurs

Une Bernache cravant de la sous-espèce nigricans a été observée à Lévis le 8 décembre (R. Gingras), et peut-être la même à Victoriaville le 12 décembre (C. Roy.). Le Plongeon huard a été rapporté un peu partout jusqu’à la mi-janvier, sans doute parce que plusieurs cours d’eau sont demeurés libres de glace; les présences les plus tardives ont été signalées à Saint-Simon-sur-Mer le 31 janvier (M. Beaulieu) et à Pointe-au-Père le 3 février (L. Saint- Laurent). Des milliers de Mouettes tridactyles sont demeurées dans l’estuaire du Saint-Laurent jusqu’au début de janvier; un oiseau immature était même présent à Beauharnois les 8 et 9 janvier (B. Barnhurst, S. Denault), la date la plus tardive pour cette localité à l’intérieur des terres. Une Paruline couronnée a été vue à Saint- Augustin-de-Desmaures le 28 décembre (R. Robert) et une autre à Montréal le 18 janvier (C. Claude); cette dernière, exception faite d’un hivernage antérieur à Aylmer en 1992-1993 et un à Montréal en 2002-2003, marque une nouvelle date tardive, et exactement dans la même cour à Montréal qu’en 2002-2003! Pas moins de dix Parulines des pins et neuf Parulines masquées ont été rapportées en décembre.

Les visiteurs inusités

Cet hiver, le Merlebleu azuré a été signalé en nombre sans précédent dans l’est du continent; la seule présence rapportée ici, une femelle à Cap-Saint-Ignace les 6 et 7 décembre (L. Lamontagne, Y. Bernier et autres), représentait une première mention au Québec depuis 15 ans. Une Paruline grise observée à l’île Morrison, en Outaouais, le 19 décembre (B. et B. Di Labio) représentait la sixième présence de l’espèce au Québec. Un immature du Bruant à couronne dorée, à Gatineau du 29 décembre jusqu’à la fin de la saison (K. Guilbault), était la troisième présence documentée au Québec, toutes depuis 2011. Un Passerin nonpareil, femelle ou jeune mâle, a été observé à Bridgeville, en Gaspésie, du 30 novembre au 3 décembre (P. Poulin et autres). Représentant respectivement les 5e et 6e présences au Québec, un Roselin à tête grise a séjourné à Saint- Charles-de-Bellechasse du 20 au 30 janvier (L. Gaboriault), et un autre à Racine, en Estrie, le 9 mars (d’après G. Perreault). 

Publié dans Automne 2016

Records de date tardive

Une Barge hudsonienne à Grosse-Île, îles de la Madeleine, le 21 novembre (C. Roy), ainsi qu’un individu vu le même jour à Saint-Vallier (P.-A. Gagnon et M. Laflamme selon G. Lord) ont reporté d’un jour la date tardive record. Pour leur part, un Chevalier solitaire à Bonaventure le 2 novembre (B. Arsenault), ainsi qu’un Martinet ramoneur au parc Jean-Drapeau, à Montréal, le 28 octobre (M. Aubert), ont tous deux reporté de trois jours leur date tardive record respective.

Les nicheurs

Le Troglodyte à bec court a rarement été rapporté au cours de la période d’inventaire du deuxième Atlas des oiseaux nicheurs du Québec, de sorte que 11 individus – au moins – à Yamaska le 28 juillet (D. Jauvin et autres), avec confirmation de nidification, sont dignes de mention. Un couple nicheur du Traquet motteux à Aupaluk du 4 au 11 août (C. Maurice) représente l’une des rares nidifications confirmées dans la province, même si l’espèce niche sans doute régulièrement au Nunavik.

Les migrateurs

Au moins six Cygnes trompette séjournaient encore à Val-d’Or en octobre (plus. obs.). Le couple d’Arlequins plongeurs qui est demeuré depuis l’hiver 2014-2015 sur la rivière des Prairies, à Montréal, était toujours présent à la fin de la saison (plus. obs.). Un Plongeon du Pacifique en plumage internuptial a été vu à Pointe-des-Monts les 23 et 24 septembre (R. Gingras, C. Deschênes). Trois Puffins des Anglais ont aussi été observés depuis la rive à Pointe-des-Monts le 2 septembre (Y. Gauthier et autres). Pas moins de 27 Bécassins à long bec ont été signalés durant la saison, dont dix à Montmagny le 18 octobre (D. Labarre), tandis que cinq Phalaropes de Wilson ont été rapportés durant l’automne. La Mouette pygmée a été vue aux Escoumins en petits nombres, comme d’habitude, et a aussi été signalée à Ville-Marie, Gatineau, Beauharnois, Chambly, ainsi qu’à Sainte-Catherine, en Montérégie. Un impressionnant total de 1168 Goélands arctiques a été dénombré à Tadoussac le 14 novembre (O. Barden). Le Macareux moine a été rapporté en nombre sans précédent dans l’estuaire du Saint-Laurent, d’abord dès la fin de l’été, puis durant l’automne (M. Moisan).

Parmi les quatre Traquets motteux signalés cet automne, celui présent à Labelle du 25 au 30 septembre (E. Normandeau et autres) était vraiment inattendu. Pour une première fois en automne, une Grive des bois était vue à Tadoussac, le 27 septembre (O. Barden, P. Casavant). Un Bruant des champs à l’Anse-au-Griffon le 10 novembre (J. Lacasse) représentait l’une des rares présences de l’espèce en Gaspésie.

Un passage record de plus de 200 000 Sizerins flammés, enregistré à Tadoussac entre la fin octobre et la mi-novembre, incluait plus de 55 000 individus le 31 octobre (O. Barden).

Les visiteurs

Un Grèbe à cou noir en mue, découvert du côté ontarien du barrage de Carillon le 8 août, a été rapporté des deux côtés de la frontière Ontario- Québec jusqu’au 23 août (W. Irwin, J. Bouvier et autres). Une Buse de Swainson juvénile a été observée à Pointe-à-la-Croix le 26 septembre (J.-P. Barry) ainsi qu’à Tadoussac le 8 octobre (O. Barden); selon les détails notés par les observateurs, il s’agirait du même individu, de forme claire ou intermédiaire. Une Mouette rosée adulte a été observée à diverses reprises aux Escoumins entre le 6 août et le 15 octobre (J.-G. Beaulieu), ainsi qu’au large de Tadoussac le 14 novembre (M. Moisan). Une Mouette de Franklin a été vue aux Escoumins du 18 au 30 septembre (M. Raymond); le tableau des visiteurs présente les observations du 13 au 16 novembre, coïncidant avec un important mouvement d’individus dans l’est du continent. Une Sterne royale en plumage internuptial adulte, vue à Rimouski du 19 au 23 août (S. Blackburn, S. Lemieux), représentait la troisième présence au Québec. La Tourterelle à ailes blanches est rapportée chaque année au Québec depuis 2004; les présences à l’automne 2015 sont énumérées dans le tableau. Une Effraie des clochers, trouvée morte au bord d’une route à Chibougamau le 20 novembre (A. Anctil, H. Johansen), était la présence la plus septentrionale jamais signalée au Québec. Un Tyran mélancolique à Boucherville le 6 octobre était, pour sa part, une cinquième présence de l’espèce au Québec. Après le passage d’une dépression importante, deux Hirondelles à front brun étaient notées à Sainte-Catherine, en Montérégie, les 14 et 15 novembre, et une le 16 (S. Denault et autres); après le passage d’une autre dépression, un individu a été vu à nouveau à Sainte- Catherine le 20 novembre (P. Bannon, S. Labbé) et deux ont été observés à l’île aux Coudres le 21 novembre (M. Raymond).

Une Grive à collier au cimetière Mont-Royal le 18 novembre (C. Moser) représentait une quatrième présence sur le mont Royal depuis 1983, tandis qu’une femelle de Paruline orangée, à Boucherville le 8 septembre (D. Thériault, H. Hamel et autres), était l’une des rares présences de l’espèce ici en automne. Un Passerin nonpareil en plumage de type femelle a été observé à Bridgeville, Percé, les 29 et 30 novembre (A. Gagnon, D. Jalbert). Les 13 Dickcissels d’Amérique rapportés durant la saison incluaient 8 individus différents observés à Tadoussac entre la fin août et le début novembre (O. Barden).

Hybrides et intermédiaires

Un hybride Garrot à oeil d’or x Harle couronné a été bien observé à Saint- Gédéon, Lac-Saint-Jean, du 24 octobre au 9 novembre (C. Cormier, G. Savard). Un oiseau intermédiaire entre le groupe coronata et le groupe auduboni de la Paruline à croupion jaune a été photographié à Tadoussac le 10 novembre (O. Barden) ainsi qu’à l’île Notre-Dame à Montréal le 21 novembre (S. Denault). À notre connaissance, aucune présence d’un individu pur du groupe auduboni n’a été documentée au Québec. 

Publié dans Été 2016

Nicheurs et estivants

Un couple de Grèbes esclavons, espèce rarement notée comme nicheuse hors des îles de la Madeleine, a construit un nid à Saint-Bruno-de-Guigues, au Témiscamingue, le 2 juin, et y couvait des oeufs le 20; il y avait encore des oeufs au nid le 3 juillet, mais les adultes avaient alors quitté et ne furent pas revus par la suite (L. Imbeau, J. Fréchette). Un nid de Sterne caspienne contenant deux oeufs a été, pour sa part, trouvé au parc national des Îles-de-Boucherville le 20 juin (D. Henri et autres), soit le deuxième nid rapporté à cet endroit en trois ans. Il y a dix ans, la nidification du Pic à ventre roux avait été confirmée au Québec pour la première fois, à Châteauguay, où deux couples ont à nouveau niché en 2015 (plus. obs.); en outre, un juvénile a été observé à Saint-Armand, en Montérégie, le 27 juin (N. Bourdon).

Autres présences estivales notables

Très rares localement en cette saison, des Arlequins plongeurs ont passé l’été sur la rivière des Prairies : un mâle de 1re année près de l’île de la Visitation, et une femelle à 10 km en aval (plus. obs.). Plutôt intrigants étaient ces Ibis falcinelles juvéniles : deux à Laval-Ouest du 12 au 23 juillet (G. Lachaîne et autres), et un à Saint-Herménégilde, en Estrie, du 31 juillet au 4 août (M. Oborne, M. Viger); la nidification de l’espèce n’a pas encore été confirmée au Québec mais demeure possible.

Pour la cinquième année de suite, un Moucherolle vert chantait à Notre-Damedu-Nord, au Témiscamingue (J. Fréchette). Un Tyran huppé à Jonquière (D. Gervais) représentait, quant à lui, une dixième présence au Saguenay–Lac- Saint-Jean, et la première en plusieurs années.

Visiteurs inusités

Deux Dendrocygnes à ventre noir, vraisemblablement sauvages, sont apparus à un étang de ferme de Sabrevois le 29 juillet et l’ont quitté le 7 août (R. Gélinas); il s’agit de la septième présence de l’espèce au Québec. D’autre part, un total de cinq Canards siffleurs a été rapporté en juin dans la province. D’abord trouvée le 2 juin à Ottawa, en Ontario, une Aigrette garzette a été notée au dortoir de l’île Conroy, à Gatineau, du 8 juin au 13 juillet (J. Bensette, E. Buck et autres), ce qui représentait une quatrième présence de l’espèce au Québec.

Une douzaine de Mouettes pygmées ont été signalées durant la saison, dont deux individus de 1er été à Sainte-Catherine, en Montérégie, du 16 juin au 25 juillet (R. Belhumeur et autres), tandis que huit Mouettes atricilles ont été rapportées, la plupart dans l’est du Québec comme d’habitude. Un Goéland brun adulte a été observé à Kangirsuk, au Nunavik, le 12 juillet (B. Jolicoeur); bien que la situation de l’espèce demeure largement inconnue dans cette région de la province, elle y est possiblement plus régulière qu’on le présume. Un Tohi tacheté, un mâle adulte présent au Havre aux Basques, aux îles de la Madeleine, les 18 et 19 juillet (A. Richard), constitue une première mention estivale au Québec. Une femelle Dickcissel d’Amérique vue à Percé le 20 juillet (S. Blais) était sans doute, pour sa part, en dispersion post-nuptiale hâtive.

Addendum

Un Caracara du Nord, photographié le 29 juillet 2014 près de la rivière York, en Gaspésie (M. Bilodeau et R. Savard selon P. Poulin), représentait une première présence confirmée au Québec (voir QO 27/1 : 8). 

Publié dans Printemps 2016

Suites de l’hiver

Le jeune mâle d’Arlequin plongeur qui a passé l’hiver à l’île de la Visitation, à Montréal, y est demeuré jusqu’à la fin de la saison (plus. obs.). Un Guillemot de Brünnich à Percé, le 4 mars (A. Couture), y avait peut-être hiverné. La Grive à collier qui avait hiverné à Saint-Joseph-de-la-Rive y était encore le 1er mars (Z. Duchesneau et autres), tandis qu’une autre a été vue au cimetière Mont- Royal, à Montréal, le 16 avril (J.-S. Mayer, L. Lemay). Un mâle de Cardinal à poitrine rose, à Mont-Lebel, Rimouski, le 6 mars (L. Brisson selon G. Proulx), était vraisemblablement aussi un oiseau qui avait hiverné.

Les migrateurs

Une Oie de Ross de 1re année, de la rare forme sombre, a été photographiée à Saint-Barthélemy, Lanaudière, le 13 avril (S. Labbé, P. Bannon). Un Dindon sauvage à Saint-Clément, au Bas-Saint-Laurent, était à l’est de son aire (L.-M. Caron). On a signalé 18 Phalaropes de Wilson à 14 endroits différents, alors que seulement huit présences printanières avaient été rapportées de 2010 à 2014. Même si le Pic à tête rouge ne niche plus au Québec sur une base régulière, des individus solitaires ont été signalés durant la saison : à Gatineau le 17 mai (R. Dubois et autres), Saint-André-d’Argenteuil le 22 mai (P. Aras), Saint- Raymond-de-Portneuf les 23-24 mai (D. Lévesque, L. Cloutier), et Rochebeaucourt, en Abitibi, du 21 au 27 mai (J. Hewitt). Deux Parulines azurées, des mâles en plein chant à Godmanchester le 21 mai (P. Bannon et autres), occupaient un nouveau site pour l’espèce. Le Bruant sauterelle n’a été observé qu’à Bristol, en Outaouais, à compter du 9 mai (R. Dubois, D. Dallaire); c’est peut-être l’un des derniers sites que cette espèce fréquente au Québec. Un Bruant de Le Conte à Baie-Comeau, le 11 mai, était hâtif et à l’est de son aire (J.P. Barry). Visiteurs inusités La présence de quatre Canards siffleurs à Baie-du-Febvre le 18 avril était surprenante (D. Gagné et autres). Un mâle de Sarcelle cannelle au lac Duparquet, en Abitibi, le 28 mai (R. Deschênes, F. Charron) était une belle trouvaille car on ne connaît qu’une douzaine de présences de l’espèce au Québec. Les 34 Ibis falcinelles rapportés à 15 endroits différents étaient remarquables; on en a vu 7 à Rivière-Madeleine, en Gaspésie, le 4 mai (R. et G. Blanchette), et 8 à Saint-Paul-de-l’île-aux-Noix le 13 mai (R. et G. Boulet). D’autre part, un Ibis à face blanche, au cap Tourmente les 12-13 mai (F. Cauchon, P. Dechêne), représentait une quatrième présence au Québec.

La découverte la plus sensationnelle de la saison fut celle d’un Pluvier doré en plumage nuptial à la pointe de Moisie, à Sept-îles, les 27-28 mai (B. Duchesne et autres). Les photos obtenues permettent de confirmer pour la première fois la présence de l’espèce au Québec; deux présences avaient été signalées à l’été 1988 au Bas-Saint-Laurent, et bien décrites par quelques observateurs, mais l’individu n’avait pu être photographié convenablement.

Un jeune Tyran des savanes, à Val-David dans les Laurentides le 10 mai (J. Autres visiteurs notables Laperrière et autres), représentait une 21e présence de l’espèce au Québec. Un nombre élevé de Gobemoucherons gris-bleu a été rapporté, soit 16 individus à 13 sites différents. Signalé de plus en plus souvent depuis une dizaine d’années, le Piranga vermillon a été rapporté dans le secteur du Bic, à Rimouski, le 16 mai (D. Descôteaux, A. Tremblay), et sur l’île Bizard, à Montréal, le 23 mai (J. Tremblay). Un mâle de Passerin nonpareil à Saint-Augustin, au Lac-Saint-Jean, du 10 au 17 mai (F. Blackburn), et un autre à Rivière-au-Renard, en Gaspésie, le 26 mai (J. Chouinard, V. Cotton) représentaient les 4e et 5e présences de l’espèce au Québec depuis l’été 2014. Un Chardonneret élégant à Blainville, dans les Laurentides, le 25 avril (S. Giguère) était certainement échappé de captivité. 

Publié dans Hiver 2016

Les hivernants

Cinq ou six Canards branchus, dont deux femelles, ont sans doute passé tout l’hiver dans les eaux des rapides de Lachine (plusieurs observateurs), ainsi qu’un mâle à Saint-Eustache (S. Vanier). Au moins six présences de la Buse à épaulettes ont été rapportées en janvier et février dans les Basses-Terres du Saint-Laurent. Le Mergule nain a été signalé en grand nombre à Cap-d’Espoir en février, avec un maximum de 876 individus le 7 du mois (A. Couture). Pour un deuxième hiver consécutif, le Harfang des neiges a été rapporté abondamment, entre autres 20 individus à Saint-Hubert, en Montérégie, le 20 décembre (A. Provost). Pas moins de 19 Grives solitaires ont été notées en décembre et janvier, mais seulement trois ont été vues par la suite : au Jardin botanique de Montréal jusqu’au 11 février (Y. Déry), à Laval jusqu’au 16 février (P. Bannon), et à Cowansville jusqu’au 23 février (L. Paquet). On a rapporté huit Bruants familiers durant la saison, un nombre inhabituel. Un Bruant des champs a hiverné à Sainte- Martine en Montérégie (M. Cyr et autres), tandis qu’on a signalé un individu à Saint-Jean-sur-Richelieu le 21 décembre (S. Mathieu), et à Sainte-Marthe-sur-le- Lac le 21 décembre (D. Ouellette). Ce fut aussi un hiver exceptionnel pour le Bruant à couronne blanche : au moins deux douzaines d’oiseaux ont été signalés, dont au moins dix ont été vus jusqu’en février. 

Les migrateurs

Parmi les goélands hybrides rapportés durant la saison, on comptait un Goéland argenté x Goéland marin à Sherbrooke du 14 au 31 décembre (C. et A. Turcotte-van de Rydt), un autre à Sainte-Catherine les 27 et 28 décembre (P. Bannon, R. Belhumeur) et un troisième à Terrebonne les 14 décembre et 21 janvier (S. Denault, P. Bannon). En outre, un adulte photographié à Laval le 20 janvier (M. Boisvert) portait un plumage laissant croire à un hybride Goéland bourgmestre x Goéland argenté.

Erratum

Dans QO 26(4):48 (Visiteurs inusités), il faut lire Viréo aux yeux blancs au lieu de Viréo à gorge jaune. Dans le même numéro (p. 47), il faut attribuer à P. Laniel (et non à P. Lane) les mentions de Cygne siffleur et de Grue du Canada à Dundee – nos excuses à Patrick Laniel.

Publié dans Automne 2015

Le 13 novembre 2014, je reçois un message de Mark Dennis, ornithologue très actif dans la région de Vaudreuil. Il me fait part de sa rencontre récente avec Greg Rand, un amateur d’oiseaux ayant oeuvré comme bénévole en 2007 au centre de réhabilitation d’oiseaux blessés Le Nichoir, à Hudson. Ce dernier lui a fait parvenir des photos d’un martinet trouvé blessé au pied d’un bâtiment à Montréal vers la fin mai 2007, apporté à la SPCA, puis soigné au Nichoir et relâché le 21 juin de la même année. Greg gardait un doute sur l’identité de ce martinet considéré à l’époque comme un Martinet ramoneur, la seule espèce de martinet jamais rapportée au Québec... jusqu’alors. En m’envoyant la photo, Mark Dennis, originaire d’Angleterre, croit reconnaître une espèce familière de son pays natal, le Martinet noir. L’analyse subséquente des deux photos de cet oiseau que nous avons réussi à récupérer semble lui donner raison.

Premièrement, à partir des images, on peut éliminer assez facilement le Martinet ramoneur. La queue longue, l’aspect écaillé, ainsi que la gorge blanche bien délimitée sont tous des traits qui ne sont jamais présents chez le Martinet ramoneur (ni chez le genre Chaetura en général). Par ailleurs, le poids de l’oiseau lorsqu’il a été relâché était de 45 grammes. Or, le poids moyen du Martinet ramoneur oscille entre 17 et 30 grammes.

Là où ça se corse, c’est lorsqu’il s’agit d’éliminer le Martinet pâle, une autre espèce européenne, jamais rencontrée en Amérique mais très semblable au Martinet noir.

L’aspect brunâtre et écaillé de l’oiseau de Montréal est un trait pouvant être associé au Martinet pâle mais la lumière peut être trompeuse à ce propos. Selon Marcelo Brongo, un ornithologue catalan familier avec ces espèces, le blanc de la gorge rejoint normalement celui du front chez le Martinet pâle et aide à créer un masque noir autour des yeux. Or ici, l’individu ne montre pas de masque évident, et le blanc de la gorge est bien délimité. Les lisérés aux plumes peuvent apparaître surprenants mais s’expliqueraient par le fait que l’oiseau est en plumage de deuxième année.

Il existe quatre mentions confirmées du Martinet noir en Amérique du Nord. Deux en Alaska à l’île Saint-Paul (juin 1950 et juin 1986), une en Californie (30 octobre 2013) et une à Saint-Pierre-et-Miquelon (23 juin 1986). Il existe quatre autres mentions de martinets du genre Apus dans l’est de l’Amérique du Nord, probablement tous des Martinets noirs, dont une également à Saint-Pierre-et- Miquelon (2 juin 2006), une à Montgomery, en Pennsylvanie (10 mai 1996), et trois autres au Massachussetts (entre le 28 mai et le 14 juillet). Il existe, de plus, 354 mentions de Martinets noirs en Islande, la plupart entre la mi-mai et le mois de juillet. L’oiseau de Montréal s’inscrirait donc dans le modèle de dispersion du Martinet noir à l’ouest de son aire de répartition.

Martinet noir, lors de son lâcher à Hudson le 21 juin 2007. (c) Greg Rand

Publié dans Été 2015

Deux premières au Québec!

À l’occasion d’une promenade en kayak dans le Parc national du Bic le 3 août, Marie Gervais a photographié un oiseau posé sur un rocher, sans en connaître l’identité; l’ornithologue Daniel Jauvin lui a subséquemment révélé qu’il s’agissait d’un Fou brun, une espèce jusqu’alors jamais documentée au Québec. D’autre part, un Bruant de Brewer a été magnifiquement photographié à Percé le 12 octobre (A. Couture, Y. Cyr), c’était un individu en plumage de 1er hiver, de la race taverneri, hautement migratrice; seulement une demidouzaine de présences de ce bruant ont été enregistrées sur la côte est du continent jusqu’à maintenant.

Les nicheurs

Un Tétras à queue fine abattu par un chasseur le 7 novembre au lac McConnell, au sud de la Réserve faunique La Vérendrye (d’après R. LeBrun), représentait une rare présence en Outaouais. Un couple d’Éperviers de Cooper a élevé trois jeunes à Rimouski du 15 juil. au 17 août (A. Wolf), ce qui serait une première nidification dans le Bas-Saint-Laurent. Une Mésange bicolore à Saint-Donatde- Montcalm les 21 et 22 novembre (G. Nielly-Lafond) était loin au nord de son aire de reproduction connue. Pour sa part, le Troglodyte de Caroline s’est dispersé encore plus; on l’a noté comme suit : Les Escoumins le 20 août (C. Prévost), Percé le 16 septembre (A. Couture), deux individus à Rimouski à compter du 1er octobre (J. McKindsey), et un à Saguenay à compter du 23 octobre (R. Morin, M. Hovington, L. Castilloux). À Gaspé enfin, un individu s’est joint le 21 août (D. Jalbert) à un autre vu là à compter de la mi-juillet (A. Gagnon, D. Leblanc), indiquant peut-être une nidification. Appartenant à la population nicheuse locale, quant à eux, 150 Bruants de Nelson étaient à la baie Cabbage Willows, en Jamésie, le 1er août (T. Cheskey).

Les migrateurs

Une Oie de Ross juvénile, de la forme bleue, a été photographiée à Victoriaville le 26 octobre (B. Turgeon, G. Éthier), puis ensuite les 11 et 25 novembre (D. et R. Roy, J. et A. Charrette); dix individus de la forme blanche, à Saint-Jean-sur- Richelieu le 15 novembre, représentaient un total impressionnant (F. Grenon, L. den Besten). Le décompte de 17 Bernaches de Hutchins à Saint-Jean-sur- Richelieu le 15 novembre était aussi particulièrement élevé (F. Grenon, L. den Besten). Les 10 Bécassins à long bec signalés durant la saison représentaient un total légèrement au-dessus de la moyenne des dix derniers automnes. Une Mouette pygmée adulte se trouvait dans une troupe de 1 000 Mouettes de Bonaparte à Saint-Armand, sur la baie Missisquoi, du 1er au 12 novembre (J.-G. Papineau et autres). Un Petit Pingouin, photographié à Lac-Saguay le 28 septembre (D. Hamel, M. Carrière), représentait, quant à lui, une présence notable dans les Laurentides.

Le Hibou moyen-duc est très rare dans les terres bordant le golfe du Saint- Laurent, de sorte qu’un individu présent le 13 septembre à l’île de l’Est, aux îles de la Madeleine, mérite d’être noté (A. Richard). Le Pic à ventre roux a été signalé aux îles de la Madeleine le 22 octobre (B. Vigneault), et quatre individus ont été rapportés en Gaspésie (d’après P. Poulin). À Pabos, le 7 septembre, une Paruline à ailes bleues était exactement au même endroit où ces observateurs avaient vu un individu dix ans auparavant (P. Poulin, G. Roy). Un Tohi à flancs roux à Dubuisson, du 13 au 15 novembre (H. Jacob), représentait la présence la plus tardive en Abitibi-Témiscamingue. La présence d’un Bruant sauterelle accompagnant un Plectrophane lapon et deux Alouettes hausse-col, dans un terrain de stationnement de Cap-des-Rosiers les 16 et 17 novembre, était fort surprenante (D. Jalbert, A. Gagnon). À l’Observatoire d’oiseaux de Tadoussac, deux espèces ont été dénombrées en nombre record pour la saison automnale : 10 386 Durbecs des sapins, dont l’immense majorité a été notée en novembre, et 2 909 Roselins pourprés, qui reflétaient probablement une bonne saison de reproduction en raison de l’augmentation croissante du nombre de Tordeuses des bourgeons de l’épinette en Côte-Nord (J.-M. Lagueux-Tremblay et autres).

Les visiteurs inusités

Un Tadorne de Belon juvénile vraiment farouche a été photographié lors de son séjour à Saint-Basile-le-Grand du 31 août au 6 septembre (S. Denault); bien que son origine demeure indéterminée, il reste que l’augmentation récente des effectifs islandais pourrait expliquer la présence de certains individus égarés dans l’est de l’Amérique du Nord. Sept Canards siffleurs ont été signalés cette saison, dont trois à Plaisance, en Outaouais, le 11 octobre (Y Gauthier, F. Morand). On a rapporté plus de Fuligules à dos blanc que lors des derniers automnes, y compris un à Bridgeville, en Gaspésie, du 20 au 22 octobre (A. Couture et autres).

Dix mentions de Héron garde-boeufs ont été signalées, dont une aux îles de la Madeleine du 31 octobre au 6 novembre (D. G. Gaudet), et une à Saint-Marcde- Figuery, en Abitibi, les 6 et 7 novembre (d’après J. Fréchette). Une Guifette leucoptère en mue, photographiée à Fatima, aux îles de la Madeleine, le 5 août (A. Richard et autres), a été revue le 21 (G. Cyr). Un Bec-en-ciseaux noir, vu aux Escoumins le 7 septembre (C. Roy), était peut-être l’oiseau qui a passé la majeure partie de l’été dans l’estuaire du Saint-Laurent (voir QO 26/3: 48).

La Paruline à gorge jaune a été rapportée pour un douzième automne consécutif, avec une présence à Sainte-Thérèse-de-Gaspé du 5 au 7 septembre (A. Couture, Y. Cyr), et une à Lachute à compter du 29 octobre (D. Miron et autres). Un Bruant à couronne dorée en plumage de 1er hiver, photographié à Saint-Donat-de-Montcalm les 1er et 2 novembre (L. Guénette, P. Martin), représente une deuxième présence confirmée de l’espèce dans la province. Les six Dickcissels d’Amérique rapportés durant la saison l’ont été dans l’est de la province, dont quatre à Tadoussac. Un mâle d’Oriole de Bullock, à Haldimand à compter du 1er novembre (P. Caron, D. Jalbert, A. Gagnon), représentait une cinquième mention confirmée au Québec, et une première en Gaspésie. 

Publié dans Été 2015