Deux ailes immenses et presque rien d’autre : l’archétype du cerf-volant, l’ancêtre du planeur. Une économie de mouvement et d’énergie incroyable pour se maintenir en l’air. Aujourd’hui, lorsqu’on roule sur la grand-route en été, on n’a qu’à lever la tête! On le repère immanquablement : indolent, suspendu dans l’azur, seul ou en groupe tournoyant, attendant patiemment sa pâture. Depuis une génération, l’Urubu à tête rouge a pris possession du ciel québécois, au point d’être devenu banal. Jusqu’à son nom, emprunté au Tupi, langue des autochtones du Brésil, qui fait désormais partie de la langue courante au Québec! Il est chez lui dans les collines boisées du Québec comme dans la morne plaine de Cuba, les montagnes du Mexique ou la pampa d’Argentine. L’Urubu à tête rouge, commensal de l’homme, règne désormais sur tout le Nouveau Monde.

Publié dans Printemps 2017

Entendez-vous ce bourdonnement ténu et insistant ? Attention, la tornade fauve approche. Quand elle s’abat près de chez vous en hiver, il ne restera bientôt plus rien de rouge dans les arbres fruitiers du quartier! De quoi s’agit-il donc? D’une troupe de Jaseurs boréaux, bien sûr!

Publié dans Hiver 2017

Loin dans l’infini s’étendent, les grands prés marécageux… Ces paroles quelque peu lugubres constituent le début du Chant des déportés, que l’on entonnait jadis dans les colonies de vacances du Québec. Elles évoquent bien l’habitat du Busard Saint-Martin, rapace diurne spécialisé dans l’exploitation des milieux ouverts : prés humides, marais, pâturages, où il règne sans partage le jour.

Publié dans Automne 2016

Dans la brume du matin, au beau milieu des eaux calmes, la silhouette longiligne du Plongeon huard n’est pas toujours facile à repérer… pour peu qu’il demeure silencieux. Mais quand son appel hallucinant – ce rire presque sardonique – vient troubler le silence du lac endormi, on reconnaît instantanément sa présence.

Publié dans Été 2016

Dans le monde des oiseaux, le Cormoran à aigrettes ne force pas l’admiration, et n’inspire même pas la sympathie. Tout de noir vêtu, il se dresse tel un épouvantail, les ailes entrouvertes, sur les rochers qui surplombent l’eau.

Publié dans Printemps 2016

Bruyant et peu farouche, toujours actif et en mouvement, le Pic chevelu fait partie de ces espèces que l’on tient pour acquises lors de nos sorties ornithologiques. Même si on le voit souvent, on prend toujours plaisir à l’observer se nourrir sur les troncs des grands arbres, qu’il arpente parfois en couple au début du printemps. Grand frère du Pic mineur, il s’en distingue toutefois à plusieurs égards, notamment par son bec plus fort et son mode d’alimentation.

Publié dans Hiver 2016

Le Pluvier argenté n’est spectaculaire ni par ses formes, ni par sa taille. Dans sa livrée automnale terne, il n’attire pas non plus l’attention. Mais il a quand même des choses intéressantes à nous raconter.

Publié dans Automne 2015

Par une belle journée de juin, au détour d’un chemin poussiéreux, votre attention est attirée par un babillage incessant venu de la cime d’un orme malade. Vous pointez vos jumelles et apercevez, bien en évidence, un minuscule point bleu qui s’égosille dans le soleil du matin.

Publié dans Été 2015