Le 15 septembre 2012 à l'Hôtel des Seigneurs de Saint-Hyacinthe

Le congrès 2012, c'est :

  • 21 conférenciers partageant leurs découvertes et leur passion des oiseaux en lien avec le loisir, la photographie, les voyages, les recherches ainsi que des projets de conservation;
  • le plus gros rassemblement au Québec pour les amants de la faune aviaire, tant amateurs que professionnels;
  • la présence de plusieurs partenaires et artisans dans la salle des exposants.

Le Championnat ornithologique est de retour pour une 2e édition!

  • Compétition captivante désignant le meilleur ornithologue amateur grâce à des questions basées sur les connaissances ornithologiques (nomenclature, biologie, identification, chants, etc.);
  • Ronde préliminaire avec prix de participation;
  • Les meilleurs participants s'affronteront en grande finale.

Horaire de la journée

  • 08h30 Arrivée
  • 09h00 Conférence 1-2-3-4
  • 12h15 Dîner et visite des exposants
  • 14h00 Conférences 5-6-7
  • 16h00 Finale du Championnat ornithologique
  • 17h00 Cocktail dînatoire et visite des exposants

Tarif d'inscription

Forfait incluant les conférences, la pause-café, le dîner style buffet (chaud et froid) et le cocktail de fermeture :

  • 65,00 $ (taxes non-incluses)
  • 15 % de rabais pour les membres individuels du Regroupement

Inscriptions

Les inscriptions sont possibles du 1er juin au 5 septembre 2012 :

  • par la poste (par carte de crédit ou par chèque) en remplissant ce formulaire;
  • par téléphone au 514-252-3190 ou, sans frais, au 1-888-OISEAUX.

Hébergement

Profitez du tarif réduit à l'Hôtel des Seigneurs en mentionnant votre participation au congrès du Regroupement lors de votre réservation. En vigueur avant le 15 août 2012.

Liste des conférences

Arrivée et nidification de la Tourterelle turque au Québec

Après avoir envahi l'Europe, la Tourterelle turque a été amenée aux Bahamas puis a traversé sur le continent nord-américain pour s'y répandre. Il a fallu prendre des précautions pour bien distinguer les premiers individus signalés au Québec des Tourterelles rieuses de type sauvage avec lesquelles il est facile de les confondre. Quelques présences isolées ont pu être confirmées jusqu'à ce qu'une petite colonie nicheuse soit découverte, en 2011, à Sainte-Brigide-d'Iberville. Faut-il s'en réjouir ou s'en désoler ? L'auteur fera le point sur cette addition à notre avifaune nicheuse.

Le suivi des mouvements éruptifs de fringillidés boréaux à l’Observatoire d'oiseaux de Tadoussac

L’Observatoire d’oiseaux de Tadoussac (OOT) est situé sur l’un des plus importants corridors de migration du nord-est de l’Amérique du Nord. À chaque automne, des milliers d’oiseaux migrateurs sont observés quittant la forêt boréale pour se diriger vers leurs aires d’hivernage. Un groupe d’espèce qui comprend principalement des fringillidés, utilise aussi ce corridor lors de mouvements dit éruptifs. Contrairement à la migration normale des oiseaux, l’ampleur de ce type de mouvements varie énormément d’une année à l’autre, au point d’être pratiquement inexistant certaines années. Ces comportements nomadiques semblent être fortement reliés à l’abondance de la nourriture (semences d’arbres) dont la production peut fluctuer par plus de 100 fois, d’une année à l’autre. Toutefois, les travaux précédents ayant exploré la relation entre la production semencière et l’abondance des fringillidés demeurent controversés alors que les conclusions sont sujettes à variation d’une étude à l’autre. L’équipe de l’OOT a donc décidé de se pencher sur la question afin de mieux comprendre l’éruption de certaines espèces de passereaux au sud de la forêt boréale, et ce, grâce à des bases de données régionales uniques et très riches. La présentation permettra donc de faire un résumé sur les connaissances actuelles sur les mouvements éruptifs  des fringillidés en Amérique du Nord et exposera les nouvelles découvertes faites par l’OOT!

Le rétablissement des oiseaux de proie en situation précaire au Québec : rôle des groupes de conservation et des citoyens dans la conservation

Lors de ce colloque, je présenterai brièvement l’état d’avancement de la désignation des espèces d’oiseaux de proie au Québec (faucon pèlerin, pygargue à tête blanche, aigle royal et hibou des marais). Puis, le processus de rétablissement des espèces menacées ou vulnérables au Québec sera rapidement abordé. Je compte par la suite mettre l’accent sur les efforts de rétablissement réalisés dans le passé par l’Équipe de rétablissement des oiseaux de proie (EROP) ou en collaboration avec l’EROP, en mettant l'accent sur l'implication des différents groupes de conservation (dont le RQO) et les citoyens. Certains projets seront présentés comme : les inventaires des quatre espèces, le projet de sensibilisation des Cris dans le Nord-du-Québec, la protection du faucon pèlerin dans les carrières, le suivi de la migration des oiseaux de proie, le suivi des sites de nidification, la protection des habitats, etc. Je terminerai en présentant les projets que l’EROP souhaite mettre de l’avant au cours des prochaines années et en présentant les opportunités de partenariat que ces derniers pourraient générer avec les groupes de conservation et les citoyens.

Tombée des canards au jardin ailé

Depuis plusieurs années, des Canards branchus et des Grands harles nichent au Jardin ailé. Pour pouvoir saisir le moment où les oisillons quittent le nid, il faut déterminer le moment de l’éclosion. À l’été 2011, nous avons assisté au saut spectaculaire des oisillons de 2 nichées de Canards branchus et de 2 nichées de Grands Harles. Certains canetons se sont lancés dans le vide d’une hauteur de plus de 18m.

Grâce aux photos prises lors de ces événements, je vous ferai revivre tous les travaux que nous avons dû effectuer pour capter un maigre 3 minutes d’action captivante et émouvante. Du début de la ponte à l’arrivée des canetons à l’étang Burbank plus de 40 jours s’écoulent exigeant une surveillance constante et des préparatifs importants. Installation des caméras, mise en place de dispositifs contre les prédateurs, montage des caches, vue rivée sur l’écran pendant plus de 24 heures, prise de photos, marche jusqu'à l’étang, voilà ce que cet atelier vous fera découvrir.

25 ans de conservation des oiseaux de proie

L’Union québécoise de réhabilitation des oiseaux de proie (UQROP) en collaboration avec la Clinique des oiseaux de proie de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal œuvre maintenant depuis 25 ans à protéger les oiseaux de proie. Le bilan est plutôt positif avec une diminution de la fréquence d’admission d’individus blessés par projectiles, plus de 2200 remises en liberté, des retours de bague révélateurs. Les données s’accumulent et peuvent contribuer à l’avancement des connaissances. La couverture médiatique de certaines activités de l’UQROP a sensiblement fait découvrir les oiseaux de proie au grand public. La réhabilitation des oiseaux de proie et l’éducation du public représentent des outils importants de conservation. Il reste encore des défis importants à relever. Notamment, il y a encore des occurrences d’intoxications au plomb et de captures accidentelles par les activités de piégeage à fourrure chez les aigles royaux et les pygargues à tête blanche au Québec.

Le suivi des oiseaux à l’échelle locale, régionale et continentale

Les ornithologues ont toujours été fascinés par les déplacements des oiseaux et ont développé différentes techniques de marquage pour comprendre où, quand et pourquoi les oiseaux se déplacent. Durant cette présentation, nous allons nous concentrer sur trois espèces étudiées par notre groupe : les Bernaches du Canada, les Goélands à bec cerclé et les Eiders à duvet. Nous avons utilisé différentes techniques de marquage incluant des nouveaux consignateurs miniatures  de localisations GPS qui permettent de suivre les mouvements locaux, régionaux et continentaux de ces espèces durant différentes phases de leur cycle annuel. Nous allons comparer les avantages et désavantages de ces techniques et démontrer comment les données recueillies peuvent être utilisées pour étudier l’écologie et le comportement des oiseaux. Certaines techniques dépendent essentiellement d’étudiants et de techniciens impliqués dans les projets de recherche mais d’autres peuvent grandement bénéficier de la participation du public, plus particulièrement de la collaboration des observateurs d’oiseaux et des chasseurs. La Science citoyenne s’est considérablement développée au cours des dernières années grâce en autre à l’utilisation de l’Internet. Vous apprendrez comment vous pouvez participer à ces programmes de recherche.