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Étude sur le dérangement causé par les embarcations à Percé

Avec près de 200 000 oiseaux marins de onze espèces différentes, le Parc national de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé forme un important refuge d’oiseaux migrateurs du Québec. Chaque printemps, Fous de Bassan, Mouettes tridactyles, Guillemots marmettes et autres oiseaux marins convergent vers les falaises de l’île pour s’y reproduire. Des dizaines de milliers de touristes profitent annuellement des excursions offertes par les croisiéristes de la région pour admirer ce merveilleux spectacle. Or, la présence constante d’embarcations à proximité des sites de reproduction des oiseaux pourrait s’avérer néfaste, notamment en occasionnant des dérangements lorsqu’ils se nourrissent, couvent ou s’occupent de leurs jeunes.

Selon les observations des patrouilleurs du parc, le nombre d’envolées d’oiseaux suite à l’approche des embarcations semble à la hausse depuis quelques années. Les ornithologues amateurs constatent le même phénomène et plusieurs plaintes ont même été déposées à ce sujet auprès des autorités du parc. C’est dans ce contexte qu’une équipe de biologistes du Regroupement QuébecOiseaux a entrepris, en février 2011, un projet visant à évaluer l’ampleur des dérangements créés par les embarcations sur les oiseaux marins de l’île. Ce projet, financé principalement par le programme Interactions communautaires, d’Environnement Canada, permettra d’identifier les enjeux de conservation ainsi que les mesures à prendre (éducation, sensibilisation et modifications de la réglementation) pour réduire l’impact néfaste des activités récréo-touristiques sur les populations d’oiseaux.