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News and releases Nouvelles et communiqués

Résultats de la 1ère édition du Championnat ornithologique

Dans la foulée des World Series of Birding et de l’émission Tous pour un, le Regroupement QuébecOiseaux a profité du Congrès des ornithologues amateurs du Québec 2010 pour organiser le premier Championnat ornithologique québécois.

Cinq finalistes ont été  sélectionnés parmi l’ensemble des congressistes ayant répondu à un premier questionnaire : Michel Bertrand, Hugues Brunoni, Gérard Cyr, Normand David et Daniel Ouellette. Devant l’auditoire, ils ont dû ensuite répondre à de nombreuses questions mettant à l’épreuve leurs connaissances ornithologiques. C’est finalement Hugues Brunoni, dont les lecteurs du magazine QuébecOiseaux connaissent l’excellente plume, qui a remporté la compétition. Il s’est mérité une reproduction d’une œuvre du peintre Jean-Charles Daumas,  «Le retour de la Paruline bleue» (gracieuseté de la Fondation de la faune du Québec).

Zachary Richard, membre honoraire du Regroupement QuébecOiseaux

Le Regroupement QuébecOiseaux a profité de la participation de Zachary Richard au Congrès des ornithologues amateurs du Québec pour lui décerner le titre de membre honoraire.

Francophone militant, écologiste engagé, poète, chanteur, auteur et compositeur, il est très enraciné dans sa Louisiane natale. Son profond attachement à la nature a fait de lui un artiste engagé dans différentes causes environnementales.

Zachary Richard a participé à la lutte pour sauver le bois du lac Leamy, un lieu recherché de Gatineau pour l’observation des oiseaux et où Loto-Québec voulait aménager un terrain de golf attenant à son casino. Il s’est aussi préoccupé de la remise en état de la rivière Petitcodiac, au Nouveau-Brunswick, et plus récemment, suite à la catastrophe engendrée par l’explosion de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon, il a cofondé la fondation Gulf Aid Acadiana, dont la mission est de restaurer l’environnement écologique, économique et social du littoral louisianais.

Ce titre de membre honoraire est un geste symbolique qui vise à souligner la contribution de certaines personnes à la promotion de l’ornithologie d’une manière exceptionnelle. Le chanteur louisianais rejoint donc ainsi André Cyr, Normand David, Jean-Luc Grondin, Mabel Mcintosh et Pierre Vervillle.

Le Centre‐du‐Québec développe un nouveau produit touristique

Le samedi 11 septembre, au Victorin Hôtel et Congrès de Victoriaville, Tourisme Centre‐du‐Québec lancera son tout nouveau guide d’observation d’oiseaux lors du Congrès des ornithologues amateurs du Québec.

Le guide d’observation, comprenant un circuit ornithologique, est une première au Québec. Celui‐ci sera distribué tout à fait gratuitement aux quelque 250 congressistes présents lors de la journée de samedi. À l’intérieur du guide, les ornithologues professionnels et amateurs retrouveront les meilleurs points d’observation de la région, les indications routières pour s’y rendre, l’unicité du site, le meilleur moment de l’année et de la journée pour l’observation ainsi que quelques suggestions d’activités à faire à proximité. Les adeptes d’ornithologie pourront fréquenter ces lieux tout à fait gratuitement. Ce guide se veut un outil simple à utiliser et qui facilitera certainement la tâche des ornithologues en herbe. « Le dénombrement d’une grande variété d’espèces un peu partout en région, les sites facilement accessibles aux ornithologues amateurs ainsi que le positionnement géographique de la région comme corridor de migration des principales espèces font que le produit ornithologique possède un fort potentiel d’exploitation touristique » a tenu à souligner Marie‐Ève Ouellet, coordonnatrice Développement des marchés et responsable du produit ornithologique.

Le Comité ornithologique régional a été mis en place par Tourisme Centre‐du‐Québec au cours de l’année 2009. À l’Association touristique régionale se sont joints le Centre d’interprétation de Baie‐du‐Febvre, la Société ornithologique du Centre-du-Québec, Tourisme Bois‐ Francs, Tourisme Drummond et Tourisme Érable.

Un bilan provisoire impressionnant!

Selon les résultats enregistrés jusqu'à maintenant, les « atlasseurs » ont consacré plus de 13 000 heures à la récolte de données en 2010 et ont rapporté des indices de nidification pour 253 espèces d'oiseaux. Nous vous invitons à prendre connaissance des faits saillants de cette première saison de terrain. Par ailleurs, les changements taxinomiques apportés récemment par l'American Ornithologists' Union à la liste des oiseaux de l'Amérique du Nord ont entraîné des modifications à certains noms français et à l'ordre phylétique des espèces qui nichent au Québec; cliquez ici pour de plus amples renseignements à ce sujet. Veuillez noter qu'en raison de considérations pratiques, l'équipe de l'atlas ne modifiera pas les codes de quatre lettres des espèces dont le nom français a changé (p. ex. Macreuse à bec jaune, Troglodyte des forêts et Plectrophane des neiges), ni l'ordre phylétique des espèces. Ceux qui souhaitent connaître la couverture médiatique réservée à l'Atlas des oiseaux nicheurs du Québec peuvent désormais consulter la nouvelle page On parle de nous. À ce sujet, le projet d'atlas fera l'objet d'un reportage le 12 septembre à l'émission Découverte, à la télévision de Radio-Canada (18 h 30). L'ornithologue bien connu Pierre Bannon y sera à l'honneur. Enfin, nous invitons ceux qui n'ont pas encore enregistré leurs données à le faire à partir de la page Entrée de données, sinon à nous faire parvenir leurs formulaires papier dès que possible.

Étangs des sables bitumineux: 30 fois plus d'oiseaux morts

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Les oiseaux sont 30 fois plus nombreux à périr dans les étangs de résidus miniers des sables bitumineux que le gouvernement albertain et l'industrie ne le prétendent, conclut une nouvelle étude publiée mardi dans le Wilson Journal of Ornithology.

Ces résultats ajoutent du poids aux arguments voulant que l'industrie ne peut elle-même réguler ses impacts environnementaux, a affirmé l'auteur de l'étude, l'écologiste Kevin Timoney. « Il doit y avoir un programme de surveillance scientifique », a-t-il soutenu.

En ce moment, les données concernant les morts de volatiles sont compilées par l'industrie, dont les employés signalent les découvertes de carcasses. Cette méthode a permis à l'industrie de recenser une moyenne annuelle de 65 oiseaux morts entre 2000 et 2007.

M. Timoney, qui dénonce le « caractère ad hoc » de cette démarche, a décidé d'adopter une approche différente dans le cas des étangs des entreprises de Suncor, de Syncrude et de Shell. Et d'après ses recherches, la moyenne annuelle d'oiseaux morts s'élèverait plutôt à 1973 depuis 14 ans.

Ce nombre pourrait en outre s'avérer conservateur, allègue M. Timoney. Son projet de recherche, financé par l'Université Dalhousie, ne prenait pas en compte les oiseaux qui ont été mazoutés lors d'un atterrissage nocturne, ou encore ceux qui ont été engloutis par les étangs.

Mais pour Kevin Timoney, c'est surtout la différence entre les estimations officielles et les siennes qui sont préoccupantes. «Les données de l'industrie concernant les morts d'oiseaux sont problématiques, car elles ne sont pas relevées de façon systématique et elles ne sont pas statistiquement concluantes», peut-on lire dans le rapport.

«Le gouvernement devrait prendre ses responsabilités et développer un système de contrôle et de recherche sur les atterrissages des oiseaux dans les étangs de résidus miniers, leur mazoutage et leur taux de mortalité.»

Le ministre albertain du Développement durable des ressources, Mel Knight, a indiqué qu'il était obligatoire pour les exploitants de sables bitumineux de se doter de systèmes de contrôle et de dissuasion. Il a néanmoins reconnu qu'il y avait place à amélioration.

«Je ne remettrai pas cette étude en question en sachant que nous pourrions exercer un meilleur contrôle de la situation, et c'est ce que nous ferons, a déclaré M. Knight. Nous devons apprécier les conseils qu'on nous donne et nous les utiliserons.»

Le biologiste en chef du gouvernement, Todd Powell, a quant à lui précisé que la moyenne officielle de 65 morts d'oiseaux mise de l'avant par l'industrie et le gouvernement ne se voulait pas forcément une synthèse précise, mais plutôt un indicateur des endroits où ces morts surviennent.

«Les nombres sur lesquels nous spéculons actuellement sont impossibles à déterminer de façon exacte parce que le système mis en place ne permet pas de le faire», a-t-il expliqué mardi. «Nous devons améliorer ce système.»

Le ministre Knight a cependant fait remarquer mardi aux journalistes que l'autocontrôle exercé par l'industrie ne disparaîtrait probablement pas du processus. «Je ne crois pas que ce système de signalement soit négatif, surtout que nous supervisons ce qu'ils font.»

L'étude indépendante réalisée par Kevin Timoney n'est pas la première à remettre en cause les chiffres officiels concernant les impacts environnementaux de l'exploitation des sables bitumineux.

En décembre dernier, les résultats d'une étude indiquaient que les émissions d'hydrocarbures étaient cinq fois plus élevées et deux fois plus répandues que les données officielles ne le laissaient entendre.

Les membres du Regroupement QuébecOiseaux bénéficient maintenant d'un rabais à l'Hôtel Tadoussac!

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© Jean Gagnon

Le Regroupement QuébecOiseaux vient de signer une entente de partenariat avec l'Hôtel Tadoussac. Grâce à cette entente, les membres individuels peuvent maintenant, sur présentation de leur carte de membre, bénéficier d'un rabais de 15 % lors des mois de mai, juin, septembre et octobre, ainsi que de 10 % en juillet et août.

Rappelons qu'en plus de soutenir une force vouée à la protection des oiseaux et de leurs habitats, au développement du loisir ornithologique, à la défense des intérêts des observateurs d'oiseaux du Québec, ainsi qu'à la diffusion des connaissances sur les oiseaux, les membres individuels bénéficient :

Cliquez ici pour devenir membre ou renouveler votre adhésion.

Lancement d'un guide pour préserver la faune ailée de la baie des Sept Îles

Couverture_GuideLe Comité ZIP Côte-Nord du Golfe lançait officiellement le 1er septembre son nouveau guide ZICO de la baie des Sept Îles : Conseils pratiques pour utilisateurs z'ailés au Club Nautique de Sept-Îles. Pour l'occasion, le travail d'ornithologues-photographes ayant contribué au guide a été exposé. On y a également présenté des trucs pour observer les oiseaux dans la région ainsi que des façons de limiter les impacts négatifs des activités récréatives sur la faune ailée.

Un guide pour la pratique responsable des activités récréatives

L'équipe du Comité ZIP travaille à la préparation de ce guide depuis le mois de mai 2010. Grâce à la participation financière de partenaires majeurs, la Fondation de la faune du Québec et la Fondation Hydro-Québec pour l'environnement, et en collaboration avec de nombreux acteurs du milieu, l'équipe a su créer un contenu diversifié qui reflète les réalités locales. Le guide comprend une quarantaine de pages et s'adresse aux utilisateurs récréatifs du territoire, notamment aux croisiéristes et plaisanciers, aux conducteurs de véhicules hors route (VHR), aux chasseurs, aux randonneurs, aux cyclistes, de même qu'aux pilotes d'aéronefs et paramotoristes.

À travers le document, les utilisateurs sont appelés à explorer de façon responsable le territoire de la baie des Sept Îles, désigné Zone importante pour la conservation des oiseaux (ZICO), puisqu'il accueille chaque année plus de 10 000 oiseaux appartenant à près de 250 espèces, dont plusieurs sont en péril. En plus de faire découvrir des espèces rares ou remarquables de la ZICO, le guide recommande des pratiques à adopter en fonction des activités des utilisateurs, dans le but de faciliter la cohabitation avec la faune ailée. Des conseils pour l'ornithologue amateur, dont des propositions de sites pour l'observation et de projets à réaliser, sont également inclus dans le guide.

La ZICO de la baie des Sept Îles couvre un territoire de 242 km2 qui comprend l'archipel des Sept Îles, la baie du même nom et la plaine Checkley, grande tourbière située à la Pointe-Noire. La ZICO fait partie d'un réseau international comptant 10 000 sites, répartis en 178 pays. L'objectif du réseau est de protéger et de mettre en valeur des sites constituant des habitats essentiels pour une ou des espèces d'oiseaux, lors d'une ou l'autre des phases de leur cycle de vie. La baie des Sept Îles a été désignée parce qu'elle abrite plus d'un pour cent (1 %) de la population mondiale du Petit Pingouin, du Goéland marin et du Goéland argenté. Elle abrite également plus de dix espèces en péril, dont le Faucon pèlerin, le Garrot d'Islande et le Hibou des marais.

Courez la chance de gagner un télescope Razor HD 85 mm!

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Nous cherchons à mettre à jour le portrait de nos abonnés, mais aussi de l’ensemble de la communauté ornithologique. Nous vous invitons donc à remplir le sondage électronique que vous pourrez trouver dès maintenant sur notre site Web.

À noter que les personnes qui rempliront le sondage avant le 28 février 2011 auront la chance de gagner un télescope Razor HD 85 mm avec trépied (valeur de 2 200 $) ou l’une des deux paires de jumelles Ranger SRT 8x42 (valeur de 350 $), offerts grâce à la participation du Centre de conservation de la faune ailée, situé à Montréal.

Pour accédez au questionnaire, cliquez ici!

Exposition État sauvage - 15 % de rabais sur présentation de votre carte de membre!

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UMA, la Maison de l'image et de la photographie organise encore cet été l'exposition de photographies État Sauvage, cette fois-ci au Vieux-Port de Montréal, sur l'île Bonsecours. Suite au succès de l’année dernière avec plus de 32 000 visiteurs, État Sauvage revient dans une version améliorée avec 50 nouvelles photos, un documentaire portant sur le travail de Vincent Munier, le tout, dans un endroit des plus agréable à visiter. Il y a aussi le travail de photographes collaborant avec les institutions de la photographie animalière que sont National Geographic et Nature's Best Photography. Il s'agit d'une exposition de 150 photographies de très haute qualité, relevant des défis techniques de taille : photo d’ornithologie, sous-marine, aérienne, par froid extrême, etc. Il y a même une section spéciale dédiée exclusivement à l’albatros.

D'ici au 6 septembre 2010, UMA offre aux membres du Regroupement QuébecOiseaux ainsi qu’aux membres des clubs d’ornithologie un tarif préférentiel de 15 % sur le coût d'entrée de cette exposition sous présentation d’une carte de membre!

Pour plus de renseignements, visitez le site internet État Sauvage - L'exposition.

Changements taxonomiques

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© Paul Stein

À chaque année, l’American Ornithologists’ Union publie un supplément à son Check-list of North American Birds. Voici les nouveautés de 2010 en ce qui concerne les oiseaux du Québec.

Deux espèces font leur réapparition sur la liste des oiseaux du Québec : la Macreuse à bec jaune (Melanitta americana, American Scoter) et le Troglodyte des forêts (Troglodytes hiemalis, Winter Wren), distincts dorénavant de la Macreuse noire et du Troglodyte mignon, de l’Ancien Monde. Les noms latins de plusieurs espèces sont, de plus, changés pour des raisons de systématique ou de nomenclature: la Paruline à ailes bleues devient Vermivora cyanoptera, la Paruline obscure, Oreothlypis peregrina, la Paruline verdâtre, Oreothlypis celata, la Paruline à joues grises, Oreothlypis ruficapilla, la Paruline des ruisseaux, Parkesia noveboracensis, et la Paruline hochequeue, Parkesia motacilla. Les noms anglais de deux espèces changent également : le Puffin majeur devient «Great Shearwater», et l’Engoulevent bois-pourri, «Eastern Whip-poor-will».

Trois nouvelles familles sont créées : les Pandionidés pour le balbuzard, les Polioptilidés pour les gobemoucherons – placés maintenant devant les roitelets (Régulidés) – et les Calcariidés pour les plectrophanes. Dans ce dernier cas, les Bruants lapon, de Smith, et des neiges doivent reprendre leur ancien nom de Plectrophane lapon, Plectrophane de Smith et Plectrophane des neiges puisqu’ils se trouvent soustraits de la famille des bruants et placés dans la nouvelle famille des Calcariidés, placée entre les jaseurs et les parulines (voir QuébecOiseaux, Été 2010, p. 9).

Toujours en ce qui a trait aux familles, les Ciconiidés (tantales) et les Frégatidés (frégates) se trouvent dorénavant placés à la suite des Hydrobatidés (océanites), alors que, les Pélécanidés (pélicans) se retrouvent devant les Ardéidés (hérons) – conséquence d’une toute nouvelle composition des Ordres qui redéfinit les Ciconiiformes (Ciconiidés), les Suliformes (Frégatidés, Sulidés, Phalacrocoracidés), les Pélécaniformes (Pélécanidés, Ardéidés, Threskiornithidés), les Accipitriformes (Cathartidés, Pandionidés, Accipitridés) et les Falconiformes (Falconidés).

Naturellement, plusieurs autres changements affectent les espèces du reste de l’Amérique du Nord, de l’Amérique centrale et des Antilles.

Source : http://www.bioone.org/doi/pdf/10.1525/auk.2010.127.3.726