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Des cheminées artificielles pour venir en aide au Martinet ramoneur

Montréal, le 29 mai 2008 – Le Regroupement QuébecOiseaux, en collaboration avec le Service canadien de la faune, Junco Technologies, l’École d’architecture de l’Université Laval, la Société de biologie de Montréal et le Fonds de rétablissement des espèces en péril, a récemment installé une cheminée artificielle pour le Martinet ramoneur sur la toiture du Musée de la nature et des sciences à Sherbrooke, et une autre sur celui d'un des bâtiments du Jardin botanique à Montréal.

En 2007, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a attribué le statut d’espèce menacée au Martinet ramoneur. Au Canada, on estime la population à 12 000 individus, ce qui représente une baisse cumulative de 95 % depuis 1968. Nichant historiquement dans les cavités naturelles (chicots), l’espèce a adopté les cheminées en maçonnerie dès la colonisation européenne. Toutefois, les architectes prédisent que ces sites propices à la nidification auront disparu d’ici 20 ans, dû à l’utilisation de l’électricité et aux nouvelles normes de construction ou de prévention des incendies.

Le projet d’élaboration de cheminées artificielles pour le martinet devrait permettre à l’espèce d’avoir accès à de nouveaux sites de nidification, essentiels pour sa survie à long terme. Inspiré des cheminées artificielles installées dans le sud des États-Unis, le modèle proposé consiste en une structure en bois couverte d’un matériel élastomère pour la conservation de la chaleur. La température sera régulée afin de permettre à l’oiseau d’adopter la cheminée, puisque celle-ci est munie d’un système de chauffage et d’une sonde thermique.

Un suivi effectué durant la période de nidification permettra de déterminer si les martinets utiliseront la cheminée artificielle.