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Les oiseaux rares continuent à flirter avec le Québec

Bon an mal an, nous observons notre lot d’oiseaux rares, que leur présence soit exceptionnelle, inusitée ou tout simplement saisonnière. Les ornithologues québécois sont passionnés par ce type d’observation ce qui fait que la Page des oiseaux rares du Regroupement QuébecOiseaux compte plus de 6,5 millions de visites à ce jour.

Après un automne très riche en visites d’espèces exceptionnelles au Québec les visiteurs inhabituels continuent à animer les échanges et à attiser les passions des ornithologues québécois des quatre coins de la province.

Ce qui enflamme les réseaux et les forums ornithologiques du Québec en ce moment est la présence exceptionnelle d’un Bec-en-ciseaux noir, une espèce qu’on n'observe généralement que sur la côte Est des États-Unis ainsi qu'en bordure du golfe du Mexique. La seule autre mention au Québec date de 1938, dans le secteur de Nicolet, alors que l'oiseau fut abattu. Sa présence est sans aucun doute liée à l’ouragan Arthur. En effet, il n’est pas rare que de tels phénomènes climatiques emportent avec eux des oiseaux et les poussent en dehors de leur aire de distribution normale. D’autres individus de la même espèce ont d’ailleurs été retrouvés sur les rives du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse. Celui qui a fait le bonheur des ornithologues québécois cette semaine a d’abord été identifié à Rivière-Ouelle le 17 juillet et il a été observé à cet endroit pendant quelques jours. Le 23 juillet, il a été redécouvert, cette fois dans la rivière St-Charles, à Québec. On croit qu’il se dirigera vers son aire de distribution habituelle, en suivant le fleuve ou l’un de ses tributaires (p. ex. rivière Richelieu). Il faut savoir que l’ornithologie est une des sciences citoyennes les plus riches qui soient. Le Québec compte plus de 1,5 million de citoyens qui s’intéressent aux oiseaux et à tout ce qui les concerne. Grâce à des outils populaires et publics comme ÉPOQ et eBird Québec, la base de données ornithologiques québécoises est non seulement une des premières à avoir vu le jour, mais aussi une des plus riches au monde. Les paris sont donc ouverts, les ornithologues sont à la recherche de cet oiseau rare et ils anticipent un arrêt dans un des endroits suivants : Baie-du-Febvre, Pointe de Yamachiche, berges de Longueuil ou bassin de Chambly.

L’oiseau dont l’envergure peut atteindre 1,27 mètre se nourrit de façon assez spectaculaire car il plonge sa mandibule inférieure dans l’eau pendant qu'il vole, emprisonnant ainsi ses proies.

Pour être tenus au courant des observations du Bec-en-ciseaux noir ou de toute autre espèce rare, nous vous invitons à visiter régulièrement la Page des oiseaux rares (http://www.oiseauxrares.qc.ca) ainsi que le portail eBird Québec (http://www.ebird-qc.ca) ou de communiquer avec le Regroupement QuébecOiseaux.