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Nouvelles et communiqués

Sondage QuébecOiseaux

Pas moins de 2243 observateurs d’oiseaux ont pris la peine de répondre au sondage portant à la fois sur leurs habitudes ornithologiques et leur appréciation du magazine QuébecOiseaux. Un grand merci aux participants pour cette précieuse collecte de données, qui sera fort utiles à plusieurs égards. Trois prix de participation ont été tirés parmi les répondants: une lunette d’approche Vortex Razor HD 85 mm a été remise à Jean Soucy, alors que Bernard Richaudeau et Julie-Anne St-Laurent ont gagné une paire de jumelles Vortex Ranger SRT 8x42. Un merci spécial au partenaire de ce sondage, le Centre de conservation de la faune ailée.

Assemblée générale

Les membres et délégués du Regroupement QuébecOiseaux sont attendus à la 30e assemblée générale annuelle de l’organisme qui aura lieu le 24 septembre 2011, à l’Hôtel Gouverneur de Trois-Rivières. Pour souligner cet anniversaire, une soirée de retrouvailles est prévue. Au cours de la soirée, un nouveau récipiendaire du prix Charles-Eusèbe Dionne sera honoré.

Les oiseaux de rivage à Sainte-Martine

Le barrage de Sainte-Martine est reconnu comme l’un des bons sites d’observation d’oiseaux de rivage au Québec. Entre juillet et octobre, on peut y contempler diverses espèces de bécasseaux, bécassins et chevaliers. L’endroit est également réputé pour l’observation de l’Hirondelle à ailes hérissées.

Les ornithologues avaient l’habitude de poser leur télescope sur la plate-forme en béton qui formait l’ancien plancher du moulin. Malheureusement, cette halte en ruine a dû être fermée pour des raisons de sécurité. L’hiver dernier, la municipalité de Sainte-Martine a demandé l’expertise du Regroupement QuébecOiseaux en vue de transformer le site en un parc à vocations multiples, dont l’observation de l’avifaune. La construction d’une nouvelle plate-forme, l’installation de panneaux d’interprétation et l’aménagement d’une halte cycliste et de quais pour la pratique du canot et du kayak font partie des projets sur lesquels se penche actuellement un comité consultatif.

Étude sur le dérangement causé par les embarcations à Percé

Avec près de 200 000 oiseaux marins de onze espèces différentes, le Parc national de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé forme un important refuge d’oiseaux migrateurs du Québec. Chaque printemps, Fous de Bassan, Mouettes tridactyles, Guillemots marmettes et autres oiseaux marins convergent vers les falaises de l’île pour s’y reproduire. Des dizaines de milliers de touristes profitent annuellement des excursions offertes par les croisiéristes de la région pour admirer ce merveilleux spectacle. Or, la présence constante d’embarcations à proximité des sites de reproduction des oiseaux pourrait s’avérer néfaste, notamment en occasionnant des dérangements lorsqu’ils se nourrissent, couvent ou s’occupent de leurs jeunes.

Selon les observations des patrouilleurs du parc, le nombre d’envolées d’oiseaux suite à l’approche des embarcations semble à la hausse depuis quelques années. Les ornithologues amateurs constatent le même phénomène et plusieurs plaintes ont même été déposées à ce sujet auprès des autorités du parc. C’est dans ce contexte qu’une équipe de biologistes du Regroupement QuébecOiseaux a entrepris, en février 2011, un projet visant à évaluer l’ampleur des dérangements créés par les embarcations sur les oiseaux marins de l’île. Ce projet, financé principalement par le programme Interactions communautaires, d’Environnement Canada, permettra d’identifier les enjeux de conservation ainsi que les mesures à prendre (éducation, sensibilisation et modifications de la réglementation) pour réduire l’impact néfaste des activités récréo-touristiques sur les populations d’oiseaux.

Le suivi des oiseaux nichant en altitude débute officiellement ce printemps!

Depuis 2009, le Regroupement QuébecOiseaux travaille à l’implantation d’un programme de suivi international au Québec, visant l’acquisition de connaissances sur la tendance des populations d’oiseaux nichant en altitude, dont la Grive de Bicknell. Ce programme a été mis sur pied par le Groupe international de conservation de la Grive de Bicknell (GICGB). La Grive de Bicknell (Catharus bicknelli) est une espèce nichant dans les sapinières de montagne. Il existe plusieurs autres espèces d’oiseaux utilisant ce type d’habitat et dont le suivi des populations sera également assuré par le programme. Toutefois, la Grive de Bicknell est sur la liste des espèces en péril au Canada et constitue donc une priorité en matière de conservation.

Les informations recueillies au Québec seront combinées à celles recueillies ailleurs dans l’aire de répartition de l’espèce, soient les provinces maritimes et certains états du nord-est des États-Unis. En établissant un réseau de stations d’échantillonnage à travers la province et en recrutant des volontaires pour parcourir ces stations, le suivi des oiseaux nichant en altitude permettra de :

  • déterminer et cartographier l’aire de répartition des oiseaux nichant en altitude;
  • suivre l’évolution de ces populations dans le temps et l’espace, et la documenter;
  • acquérir suffisamment de connaissances pour adopter des mesures afin de stabiliser ou d’augmenter l’effectif de la population de Grive de Bicknell.
L’année 2011 constitue donc la première année du suivi et environ 45 routes d’inventaire comptant chacune entre quatre et six stations d’écoute seront visitées par nos techniciens et nos bénévoles. Si vous voulez vous familiariser avec les cris et les chants des 10 espèces d’oiseaux nichant en altitude, vous pouvez visiter le site web du Montain Birdwatch 2.0.

Nos techniciens et bénévoles seront actifs durant tout le mois de juin, donc si vous allez faire de la randonnée en montagne, peut-être allez-vous rencontrer l’un de ces courageux aventuriers des oiseaux nichant en altitude!