Nouvelles et communiqués

Le BAPE doit tenir une audience générique sur l'éolien

EoliennesJeanSebastienGuenette
© Jean-Sébastien Guénette

Face au développement exponentiel de l’énergie éolienne au Québec et à l’incertitude qui règne quant aux effets cumulatifs des nombreux projets déjà réalisés et à venir, le Regroupement QuébecOiseaux vient de demander à la ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs de confier au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) le mandat de tenir une audience générique qui permettra d’évaluer l’ensemble des impacts découlant de l’exploitation intensive de cette source d’énergie, notamment en ce qui concerne l’avifaune.

Dans sa lettre adressée à la ministre Line Beauchamp, le Regroupement QuébecOiseaux rappelle les mises en garde contenues dans les sept rapports du BAPE portant sur des projets éoliens dans le Bas Saint-Laurent et en Gaspésie, dont les conclusions du rapport sur l’implantation d’un parc dans la MRC de Matane déposé en 2006: «Plusieurs impacts soulevés en cours d’audience publique visaient la croissance fulgurante que connaît l’éolien dans les régions du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie et ses conséquences économiques, sociales et écologiques. La dernière décennie a connu l’implantation d’environ 200 éoliennes et les prochaines six années pourraient en voir s’ajouter plus de 850, et cette croissance régionale n’est pas terminée. D’un point de vue écologique, c’est la limite des connaissances qui est en cause, notamment en ce qui concerne la mortalité aviaire durant les migrations. Environ 60 % des éoliennes se situeraient à une distance inférieure à 5 km du fleuve Saint-Laurent d’ici 2007, ce qui laisse perplexe quant aux effets cumulatifs de toutes ces structures en hauteur à l’intérieur du principal corridor de migration circonscrit par les experts».

Les projets soumis par les promoteurs sont toujours évalués à la pièce, sans jamais tenir compte des effets cumulatifs des parcs éoliens, ce que le BAPE a d’ailleurs déploré à plusieurs reprises. Or, les connaissances actuelles en ce qui concerne les couloirs de migration dans ces deux régions ne permettent pas de tirer des conclusions rassurantes, notamment en ce qui concerne certaines espèces en péril comme le Pygargue à tête blanche, l’Aigle royal et le Faucon pèlerin.

Le Regroupement QuébecOiseaux s’inquiète également de l’impact que risque d’avoir l’aménagement de parcs d’éoliennes sur certains habitats très spécifiques pour l’avifaune. À cet égard, le cas de la Grive de Bicknell est troublant. Après avoir vu son habitat transformé par la construction d’éoliennes au sommet des monts Miller et Copper, en Gaspésie, cette espèce en péril pourrait bien être menacée dans d’autres régions, notamment du côté du massif du Sud où des projets éoliens ont été présentés. Jusqu’à quel point est-il possible d’empiéter sur les aires de nidification très limités de cette grive sans accélérer davantage son déclin? Voilà l’une des nombreuses questions sur laquelle une audience générique sur le développement éolien au Québec permettrait de se pencher.

Pour le Regroupement QuébecOiseaux, il est donc impératif que la ministre Beauchamp demande au BAPE de tenir une audience générique sur l’éolien, particulièrement dans le contexte où Hydro-Québec se penche sur les 66 soumissions qui ont été déposées à la suite de son nouvel appel d’offres visant à ajouter 2000 MW, soit le double de la production actuelle de la province. «Le temps est venu de déterminer enfin les balises qui assureront que la filière éolienne ne menacera pas la biodiversité du Québec», souligne en conclusion le président de l’organisme, Gilles Goulet.

Du nouveau sur la Page des oiseaux rares

Une toute nouvelle Page des oiseaux rares est maintenant en ligne. Outre les nouvelles fonctionnalités facilitant la gestion des observations et des photos, la nouvelle page Web inclut un moteur de recherche permettant aux visiteurs d'afficher les mentions historiques d'espèces rares.

Parmi les nouveautés, mentionnons la possibilité pour les visiteurs de soumettre directement leurs observations d'espèces rares et leurs photos à l'aide d'un formulaire. De plus, les mentions seront dorénavant archivées directement sur la page et pourront être affichées en utilisant le moteur de recherche. Nous travaillerons d'ailleurs dans les prochains mois à intégrer les mentions historiques d'espèces rares. Soulignons aussi le retour de madame Louise Simard aux commandes de la Page des oiseaux rares, après quelques semaines de vacances bien méritées. Le Regroupement QuébecOiseaux tient enfin à remercier monsieur Francis Bossé, à qui l'on doit l'immense travail de programmation derrière cette nouvelle page.

Rappelons que le but de cette page Web est la publication quotidienne d'informations sur la présence d'oiseaux rares au Québec. Nous publions ces informations afin d'aider les amateurs qui souhaitent voir des oiseaux rares.

L'hiver dans les pages du magazine QuébecOiseaux

L’édition hivernale du magazine QuébecOiseaux est en kiosque. Sous le titre Nyctales en quête de nids, un grand reportage aborde le travail des chercheurs qui étudient les impacts de l’exploitation forestière sur l'avifaune. Un second reportage transporte les lecteurs en Afrique du Sud, dans le cadre d’un safari ornithologique fort coloré, et il est aussi question de la présence de plus en plus familière de la Mésange bicolore au Québec. Un portrait de la Buse pattue, une escapade hivernale dans le parc de la Gatineau, des conseils pour aménager au jardin un point d’eau qui ne gèlera pas (Spa et bar ouvert!), des suggestions de livres et d’équipement, des trucs photo, un défi ornithologique et plusieurs autres chroniques sont également au sommaire de cette nouvelle édition du magazine publié par le Regroupement QuébecOiseaux.

L'AQGO devient le Regroupement QuébecOiseaux

Une page importante de l'histoire de l'Association québécoise des groupes d'ornithologues (AQGO) a été tournée lors de sa dernière assemblée générale annuelle. À la suite de la recommandation du conseil d'administration, les délégués des clubs d'ornithologie membres de l'AQGO se sont prononcés en faveur du changement du nom de l'association. Dorénavant, l'organisme s'appellera « Regroupement QuébecOiseaux ».

Cette décision s'inscrit dans la suite logique de la réforme structurelle enclenchée en 2002. On se souviendra que cette réforme avait notamment permis à l'association d'accepter dans ses rangs des membres individuels et des membres associés, en plus des groupes d'ornithologues amateurs.

Ce nouveau nom se veut inclusif et rassembleur; tous espèrent qu'il favorisera en outre l'émergence de nouvelles avenues d'action et une plus grande visibilité. Évidemment beaucoup de travail reste à faire pour effectuer cette importante transition, mais il s'agit là d'un défi emballant. Longue vie au Regroupement QuébecOiseaux!

Le barachois de Malbaie

© Pierre Poulin

L'Association québécoise des groupes d'ornithologues a accordé 1 000 $ au Club des ornithologues de la Gaspésie afin de l'aider à élaborer un plan d'aménagement du barachois de Malbaie. Le terrain est déjà protégé par la ville de Percé. Grâce à ce projet, le club de la Gaspésie pourra définir le type d'aménagement et le genre d'accès à permettre aux visiteurs afin de réduire au minimum le dérangement occasionné aux oiseaux.

Si vous ne voyez pas le thermomètre, votre fureteur n'est probablement pas à jour.40 000$50 512$