Bulletin Le Migrateur

Le Migrateur - avril 2015

LE BULLETIN ÉLECTRONIQUE DU REGROUPEMENT QUÉBECOISEAUX
AVRIL 2015
PLUS DE 30 ANS À SUIVRE LES POPULATIONS D'OISEAUX
 
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QUÉBECOISEAUX ET LA COMMUNAUTÉ

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Le Grand Défi QuébecOiseaux commence dans un mois!



Pouvez-vous imaginer une belle journée chaude et ensoleillée? Avez-vous remarqué le retour des migrateurs? Nos migrateurs reviennent petit à petit et comme par magie, 25 équipes se sont déjà inscrites au Grand Défi 2015. Un peu partout au Québec, les observateurs d'oiseaux planifient un mois de mai fébrile.

Le MOIS du Grand Défi - du 9 au 24 mai 2015

Le Grand Défi commence à s’imposer comme une tradition parmi les  ornithologues du Québec. Mais il faut d'abord inscrire votre équipe. Nous avons d’ailleurs supprimé cette année toutes les contraintes (c.-à-d. dates, formule, coût d’inscription), et ce dans le but de favoriser la participation en permettant à tous les participants de choisir leurs conditions idéales, peu importe la région ou les agendas de chacun.

En cette période d'austérité - le Grand Défi est une occasion en or!  Premièrement, c'est une activité amusante. Avec l'hiver qu'on a eu, qui refuserait un peu de plaisir? Et l'observation des oiseaux,c'est notre passion. On fait des sorties, on lit sur les oiseaux, on participe à des blogues, on visite la page des oiseaux rares à tous les jours et on lit Le Migrateur!  Nous n’hésitons pas à investir des milliers de dollars en équipement ou en voyages. De plus, l’ornithologie au Québec, c’est 1,6 million de personnes passionnées par les oiseaux.

Il est de plus en plus difficile pour QuébecOiseaux et autres organismes de conservation d’amasser des fonds pour protéger les oiseaux. Le Grand Défi est donc un moyen amusant et efficace  de contribuer aux projets qui répondent à des situations qui nous préoccupent mais qui sont jugés non-prioritaires par les gouvernements et autres organismes subventionnaires. Cette année, les sommes amassées par QuébecOiseaux serviront principalement à la protection de l’Hirondelle noire et de l’Hirondelle de rivage, en dressant un portrait des éléments qui menacent ces espèces et en installant des structures pouvant favoriser leur nidification.

Si vous ne pouvez vraiment pas participer à l'activité, vous pouvez tout de même contribuer en appuyant une équipe ou un des participants

 Pour connaitre les détails et règlements du Grand Défi, cliquez sur le lien suivant Déroulement.

Donnez et gagnez
Les donateurs courent eux aussi la chance de gagner :
• un chèque-cadeau de 100 $ chez Sail Plein air
• une adhésion Membre individuel avec abonnement au magazine QuébecOiseaux d’une valeur de 40 $ (3 adhésions)
• un abonnement d’un an au magazine QuébecOiseaux d’une valeur de 22,95 $ (3 abonnements)

Nous remercions nos généreux commanditaires
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Consultation sur l’ouverture potentielle d’une chasse à la Tourterelle triste au Québec en 2016.


QuébecOiseaux procède actuellement à une consultation de ses membres concernant  une proposition de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs sur la possibilité d’ouvrir une saison de chasse à la Tourterelle triste au Québec à compter de l’automne 2016.
 
Cette consultation est réalisée auprès de toutes les organisations membres de la Table de concertation sur la gestion des oiseaux migrateurs gibier, mise en place par le Service canadien de la faune d’Environnement Canada et dont fait partie QuébecOiseaux.
 
De la documentation a été mise en ligne à l’adresse suivante : www.quebecoiseaux.org/tourterelle2016.
 
Afin d’obtenir la position officielle des ornithologues et de nos 31 clubs affiliés, le formulaire n’est accessible qu’aux clubs et aux membres individuels de QuébecOiseaux, nous assurant notamment que la consultation ne serait pas biaisée par des non-ornithologues.
 
Si vous n’êtes pas membre, vous pouvez le devenir en cliquant ici. En plus de pouvoir donner votre opinion sur la question, vous contribuerez au soutien de la mission de QuébecOiseaux, qui comprend la défense des intérêts des ornithologues, et vous augmenterez ainsi la représentativité de notre position.
 
Si vous êtes membre de QuébecOiseaux, il vous suffit d’ouvrir une session sur le site Web en utilisant votre nom d’usager et mot de passe habituels.
 
Les membres intéressés à faire part de leur opinion ont jusqu’au 30 juin prochain pour remplir le formulaire de consultation.
 
Voici une chance unique de faire partie des décisions qui touchent notre biodiversité. Nous avons besoin de votre aide car un vote massif démontrera que les ornithologues sont actifs et qu'ils veulent faire partie du débat.

 



Une stratégie concrète dans la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent afin de maintenir l’habitat de nidification pour une espèce d’oiseau en péril.

Dans le cadre d’un projet pilote, le Regroupement QuébecOiseaux et la Conférence régionale des élus Vallée-du-Haut-Saint-Laurent sont fiers d’avoir développé, conjointement avec plus de 20 propriétaires terriens et une quinzaine d’intervenants clés, une stratégie pour maintenir des milieux ouverts arbustifs (exemple : friches) dans les secteurs de Hinchinbrooke et de Godmanchester. Ces efforts permettront de favoriser le maintien de la population d’une espèce d’oiseau en péril : la Paruline à ailes dorées.

Ce projet pilote a été rendu possible grâce au financement d’Environnement Canada par le biais du Programme d’intendance de l’habitat des espèces en péril ainsi que par la Conférence régionale des Élus Vallée-du-Haut-Saint-Laurent dans le cadre du Programme de mise en valeur des ressources du milieu forestier – volet II.
La Paruline à ailes dorées est une des espèces d’oiseaux qui subit la baisse du nombre d’individus la plus rapide en Amérique du Nord. Or, le groupe de travail panaméricain sur cette espèce (Golden-winged Warbler Working Group, gwwa.org), qui réunit plus de 75 chercheurs et professionnels, a identifié la population de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent comme importante pour stabiliser et rétablir la population.

Malheureusement, l’habitat ouvert en régénération qu’utilise cette paruline pour nicher ne retient présentement que très peu l’attention dans les scénarios d’aménagement et d’exploitation du territoire québécois. Or, dans le sud du Québec, le maintien de ce type d’habitat pourrait profiter à 42 espèces d’oiseaux, dont 6 en situation précaire, 9 considérées rares et 4 espèces qui font l’envie des chasseurs. Les efforts de conservation pour la Paruline à ailes dorées auront donc vraisemblablement un effet positif sur de nombreuses autres espèces animales et végétales.

Dans le cadre d’un projet pilote, une zone de plus de 8 000 hectares a été cartographiée selon 12 catégories d’habitats pertinentes pour la planification d’aménagements visant la Paruline à ailes dorées. Cette cartographie a permis de cibler des sites à prioriser ainsi que des types de traitements à envisager. Pour chaque site prioritaire, les menaces ainsi que les recommandations pour créer ou maintenir l’habitat propice à la nidification de l’espèce ont été identifiées. Ces sites prioritaires représentent 157 hectares dans le secteur de Godmanchester et 38 hectares dans celui de Hinchinbrooke, pour un total de 195 hectares.

Afin d’éventuellement réaliser les aménagements suggérés, des discussions ont eu lieu avec plus de vingt propriétaires et de nombreux partenaires tout au long du projet. Près d’une dizaine de sources de financement possibles ont également été identifiées.

Ce projet a permis d’ouvrir la voie au maintien d’habitat en régénération dans le sud du Québec. La création et l’entretien de ce type d’habitat constituent un défi de taille, mais demeurent d’une grande importance pour le maintien de la biodiversité qui y est associée.
 

Virée ornithologique Québec 2015 et Souper-conférence avec David Allen Sibley

Les 23 et 24 mai prochains se tiendra la Virée ornithologique organisée par le Club des ornithologues de Québec, en collaboration avec le QuébecOiseaux, dans le cadre des activités reliées à son 60ème anniversaire d’existence en 2015. Durant ces deux journées, des excursions organisées sont prévues au marais Léon-Provencher, au cap Tourmente et à la Forêt Montmorency. Les espèces migratrices maintenant rendues chez nos voisins du sud auront alors complété leur migration printanière et elles seront au rendez-vous, alors voyez à vous inscrire maintenant pendant qu’il reste encore quelques places!

Ce sera aussi l’occasion unique de voir et d’entendre un invité de marque provenant du Massachusetts. En effet, David Allen Sibley nous entretiendra lors d’un souper-conférence le 23 mai prochain à Québec, sur «la psychologie de l’identification des oiseaux». Dans cette présentation, agrémentée de photos, de dessins et de quelques tests, M. Sibley nous racontera comment notre esprit peut autant nous aider que nous nuire dans nos efforts pour l’identification des oiseaux. La date limite des inscriptions est le 9 mai pour cette activité et le nombre de places disponibles diminue de jour en jour. Ne manquez pas cette dernière chance de vous inscrire:

http://www.coq.qc.ca/VireeOrnitho2015/Viree2015Accueil.html

Au plaisir de vous recevoir,

Gérard Cyr, pour le comité de la Virée ornithologique 2015 et du souper-conférence


À vos marques, prêts, Quiscales!

La deuxième année du suivi printanier du Quiscale rouilleux est maintenant commencée depuis le 1er avril et elle se poursuivra jusqu’au 31 mai 2015. Tout comme l’an dernier, nous invitons les ornithologues québécois à participer en grand nombre à ce projet d’envergure.

Afin de faciliter la compilation des données dans eBird, il est préférable de choisir « Suivi printanier du Quiscale rouilleux » dans le menu déroulant de l’option « autre » à la deuxième étape du processus de soumission de données.

Pour plus d’information sur le suivi, consultez le site web suivant : http://rustyblackbird.org/outreach/survol/.

Il est également possible de suivre le déroulement du suivi printanier via Facebook (en anglais seulement) à l'adresse suivante : https://www.facebook.com/rustyblackbirdspringblitz.

En terminant, si vous avez des questions, n’hésitez pas à communiquer avec Alexandre Anctil (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) qui agira à titre de coordonnateur provincial cette année.

Bonne migration!
 
                                                                                                                                             Haut

Nidification de l’Hirondelle noire et de la Crécerelle d’Amérique dans des nichoirs
 

L’Hirondelle noire et la Crécerelle d’Amérique sont deux espèces qui présentent actuellement des déclins importants de leurs populations, et ce, particulièrement dans la région des basses-terres du Saint-Laurent. Selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs, ces deux espèces auraient vu annuellement leurs populations décliner dans cette région de 6,63% et de 3,51% respectivement, entre 2002 et 2012.
 
À défaut de trouver des cavités naturelles, les crécerelles ont adopté, particulièrement en milieu ouvert, des nichoirs artificiels mis à leur disposition, alors qu'il est probable que la population québécoise d’Hirondelles noires niche exclusivement dans de telles structures.
 
Le Regroupement QuébecOiseaux s’intéresse à ces deux espèces qui feront l’objet de projets de conservation dans les prochaines années. Dans un premier temps, nous aimerions dresser le portrait de l’utilisation des nichoirs par ces deux espèces et votre collaboration serait grandement appréciée.
 
Ainsi, nous vous incitons à suivre, dès cette année, la nidification dans les nichoirs existants de la Crécerelle d'Amérique et de l'Hirondelle noire en inscrivant vos observations dans une des deux bases de données « NestWatch » (Études d’Oiseaux Canada ou Cornell Lab of Ornithology).
 
Cliquez ici http://www.birdscanada.org/volunteer/pnw/ pour noter vos observations dans la base de données d'Études d’Oiseaux Canada.

Pour le Cornell Lab of Ornithology, le lein est: http://nestwatch.org/



Des entreprises décident d’appuyer QuébecOiseaux
 
Dans le cadre de la campagne de financement de notre organisme, QuébecOiseaux a mis sur pied un plan de commandite à l’intention des entreprises sollicitées pour nous appuyer dans l’exercice de notre mission. On y propose une liste de 12 projets à financer ainsi qu’un programme de reconnaissance qui repose sur une structure de commandites au choix des partenaires intéressés :
  • Commandite Colibri : 500$ à 999$
  • Commandite Chardonneret : 1 000$ à 9 999$
  • Commandite Cardinal : 10 000$ à 19 999$
  • Commandite Harfang : 20 000$ et plus
C’est avec fierté que nous vous informons que trois entreprises ont récemment reconnu les valeurs véhiculées par notre organisme et qu’elles ont choisi de nous accorder une contribution.
 
Nous remercions MDCI pour sa commandite Chardonneret ainsi que Frytek  et Eacom pour leurs commandites Colibri. Nous espérons que bien d’autres suivront leur exemple.

             

À la rescousse du Martinet ramoneur
Suivi sur les projets en cours

Conservation de l’habitat du martinet dans les bâtiments religieux
Dans le cadre de son projet de conservation de l’habitat du Martinet ramoneur, QuébecOiseaux entreprit des démarches auprès de gestionnaires de bâtiments religieux et d’organisations en lien avec le patrimoine religieux. En effet, ces cheminées sont d’un grand intérêt pour les martinets. Celles-ci sont généralement en maçonnerie, d’une taille convenable  et souvent, elles ont été préservées. D’ailleurs, au Québec, les cheminées des bâtiments religieux représentent 57 % des sites connus de nidification et de dortoirs.

Dans le but de promouvoir l’importance de maintenir, de protéger et d’améliorer les cheminées propices à la nidification du Martinet ramoneur, sept organisations liées aux bâtiments patrimoniaux ont été contactées. Quatre d’entre elles ont réalisé des actions concrètes pour le rétablissement du Martinet ramoneur.

Des inventaires ont donc eu lieu en 2014 afin de mieux connaître l’étendue des cheminées disponibles et utilisées au Québec par le martinet. Ces inventaires, réalisés par des bénévoles, ont permis de vérifier la disponibilité de 493 cheminées de bâtiments religieux et de confirmer l’utilisation de 75 (15 %) de celles-ci, dont 55 nouveaux sites. Cette découverte augmente de 13 % le nombre de sites actifs connus pour l’espèce.

Suite aux inventaires, des démarches d’intendance ont été réalisées auprès des gestionnaires de 13 bâtiments religieux dont la cheminée était utilisée par les martinets. La priorité a été donnée aux bâtiments pour lesquels des rénovations étaient prévues. Ces gestionnaires ont été contactés, et pour la plupart rencontrés, afin de les informer de la situation du Martinet ramoneur et de l’importance de la conservation des cheminées en maçonnerie pour le maintien de cette espèce. De ceux-ci, six gestionnaires, de sept cheminées se sont engagés à protéger le Martinet ramoneur et ont accepté de signer une entente en ce sens.

Les gestionnaires de ces bâtiments s’engagent ainsi à conserver leur cheminée disponible pour les martinets et à communiquer avec QuébecOiseaux si des modifications doivent être apportées sur une cheminée.

Un problème récurrent a été identifié au niveau des efforts de conservation des bâtiments religieux. Ces édifices ancestraux nécessitent souvent des travaux de restauration. Or, les églises étant moins fréquentées qu’à l’époque, leurs revenus sont maintenant réduits. Ainsi, lorsque des travaux sont nécessaires, l’option coût supplante celles qui favorisent la protection d'une espèce animale dont le Martinet ramoneur dans les cas de réfection de cheminée.

Par ailleurs, les spécialistes en matière de rénovation, de réfection ou d’entretien des cheminées, tels que les ramoneurs, les briqueteurs ou les entrepreneurs en construction, ignorent encore pour la plupart la problématique du martinet et ils ne sont donc pas en mesure de conseiller les gestionnaires de bâtiments lorsque des travaux sont nécessaires. La sensibilisation de ces travailleurs est donc une avenue à envisager pour la conservation du Martinet ramoneur puisqu’ils sont les principaux intervenants qui peuvent influencer la prise de décision des gestionnaires de bâtiment.

Des étudiants en maçonnerie mettront la main à la pâte pour sauver les martinets      
Chaque année, des étudiants en maçonnerie bâtissent dans leur salle de cours, des cheminées qu’ils démolissent ensuite, faute d’espace. Lorsque Serge Mercier, ornithologue travaillant au Centre de formation professionnel 24-Juin de Sherbrooke, a su que les populations de Martinets ramoneurs étaient en déclin, il a voulu impliquer les futurs maçons dans la protection de cette espèce en péril. Il a ainsi créé un réseau de partenaires pour la construction de cheminées en briques qui pourront ensuite être utilisées comme nichoirs par les martinets.

Avec la collaboration de Benoit Turgeon, président de la Société du loisir ornithologique de l’Estrie et de Patrick Gauthier, enseignant en maçonnerie, ce projet sera concrétisé dans les prochains mois. L’objectif est de construire trois cheminées à l'été 2015 et d'augmenter le nombre de constructions dans les années à venir. Des sections de cheminées seront fabriquées  au Centre de formation et elles seront ensuite assemblées sur des sites propices au martinet.

Nous félicitons et nous supportons pleinement les initiatives prises pour la concrétisation de ce projet. D’ailleurs, si vous habitez dans la région de Sherbrooke et que vous aimeriez contribuer à la réalisation de ce projet, soit en accueillant un nichoir chez vous ou en apportant de l’aide matérielle ou financière, n’hésitez pas à nous joindre pour plus d’informations à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..
  
Un réseau d’ornithologues et d’organismes à la rescousse du Martinetramoneur
Au cours des deux dernières années, des ornithologues et des organismes préoccupés par le sort du martinet ont entrepris plusieurs types de démarches pour aider à la protection de cet oiseau nichant dans les cheminées. Ainsi, quelques dizaines de bénévoles ont suivi une petite formation auprès du Regroupement QuébecOiseaux afin de savoir comment s’y prendre pour informer les propriétaires de cheminée de la présence du martinet dans leur bâtiment. Grâce aux interventions de ces bénévoles, les propriétaires de 40 cheminées occupées par le martinet connaissent dorénavant les mesures à prendre pour donner accès à cet espèce en péril. De simples mesures comme ramoner en dehors de la période de visite du Martinet ramoneur au Québec et ne pas obstruer l’entrée de la cheminée sont des exemples concrets de ce qui a été enseigné aux gestionnaires et propriétaires de ces cheminées.

Merci à tous ceux qui ont permis de trouver des sites occupés par le martinet ainsi qu'à tous les bénévoles qui ont suivi une formation de sensibilisation de propriétaires de cheminées.      
 
Des chicots pour le Martinet ramoneur
Le Martinet ramoneur n’a pas toujours utilisé les cheminées comme site de nidification et de repos. Avant l’arrivée des Européens, celui-ci utilisait la cavité centrale des gros arbres morts ou sénescents. Afin de connaître la disponibilité pour le Martinet ramoneur de ces gros arbres creux et d'informer le public de l’importance de ceux-ci, QuébecOiseaux a lancé, l’an dernier, Opération Chicots.

Par cette campagne, de nombreux chercheurs et intervenants forestiers, ainsi que les citoyens capables de découvrir des chicots lors d’activités de plein air, ont été informés du Martinet ramoneur et de ses besoins en matière d’habitat. Ils ont aussi été invités à répertorier sur le territoire québécois, les gros chicots de plus de 50 cm de diamètre. Cette campagne a permis de récolter un total de 441 chicots propices au Martinet ramoneur ainsi que 62 placettes-échantillons contenant un ou plusieurs gros chicots.

Nous espérons poursuivre la récolte des données sur les chicots d’intérêt et établir un mode opératoire concernant la vérification de l’utilisation de ces chicots par le martinet. De cette façon nous serons en meilleure position pour cibler les efforts de conservation en milieu naturel de cette espèce.

Ce projet est rendu possible grâce au financement du Programme d'intendance de l’habitat pour les espèces en péril d'Environnement Canada et du programme Découvrir les habitats fauniques de la Fondation de la faune du Québec.

Crédits photo : Paruline à ailes dorées@Yong Lang, martinets_ramoneurs@Larry_Gridley, Quiscale rouilleux@Marcel Gauthier, Crécerelle d'Amérique@JSGuénette,