Blogue

Le blogue permet à divers ornithologues et professionnels de vous faire part de leur expertise sur tout ce qui touche les oiseaux. Tout article publié dans cette section n'exprime que les opinions de son auteur et ne reflète pas nécessairement la position du Regroupement QuébecOiseaux.

Une Alouette des champs : une première au Québec inattendue

Depuis l’an 2000, pas moins d’une trentaine d’espèces ont été ajoutées à la longue liste des oiseaux du Québec. Si certaines étaient attendues en raison de l’existence de mentions dans les états et provinces limitrophes, c’était loin d’être le cas pour l’Alouette des champs, une espèce eurasienne découverte par Nathalie Rondeau le 6 mai 2018 à Saint-Damien dans Lanaudière.

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Votre café est-il bon pour les oiseaux?

Dans son édition de l'été 2018, le magazine QuébecOiseaux publie un reportage de fond sur l'impact des cultures du café et du cacao sur les oiseaux. Le remplacement des plantations à l’ombre traditionnelles par des monocultures en plein soleil est devenu une cause majeure de déforestation dans les tropiques, entraînant une perte d’habitat dramatique pour les oiseaux et pour toute la biodiversité. Dans ce contexte, les certifications éthiques et environnementales déploient différentes stratégies de développement durable et impliquent parfois des philosophies et des logiques très divergentes.

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Nouveau règlement concernant les foyers au bois à Montréal : une menace pour le Martinet ramoneur?

La Commission permanente sur l’eau, l’environnement, le développement durable et les grands parcs de la Ville de Montréal tient actuellement une consultation publique sur le projet de règlement concernant les appareils et les foyers permettant l’utilisation d’un combustible solide.

Selon ce qui est stipulé dans ce projet de règlement, à compter du 31 décembre 2020, les Montréalais devront cesser l’utilisation de leur appareil de chauffage au bois, sauf s’il fait l’objet d’une certification confirmant qu’il n’émet pas plus de 1,3 g/h de particules fines dans l’atmosphère. De plus, dès l’entrée en vigueur du règlement qui est prévue pour l’hiver 2015, il sera interdit d’utiliser un foyer ou un poêle à bois en période de smog.

Bien que le Regroupement QuébecOiseaux se réjouisse d’un projet de règlement qui contribuera à améliorer la qualité de l’air à Montréal, nous avons tout de même quelques préoccupations quant aux impacts potentiels que celui-ci pourrait avoir pour le Martinet ramoneur, une espèce en péril qui trouve refuge dans les cheminées pour se reposer ou y faire son nid. D’autant plus que d’autres municipalités risquent d’emboîter le pas à Montréal.

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De l’importance de maintenir l’habitat de nidification de la Paruline à ailes dorées

La création et le maintien d’habitat pour la nidification de la Paruline à ailes dorées est un défi de taille. Cette paruline menacée niche dans un milieu arbustif ouvert, comme les coupes forestières en régénération, les pâturages abandonnés et les champs en friche. Hélas!, le maintien de ce type d’habitat n’est souvent que de courte durée (à peine quelques années) et n’offre malheureusement pas beaucoup d’avantages économiques, au sens où on l’entend habituellement. Pour ajouter au défi, cet habitat transitoire doit se trouver dans un environnement fortement forestier.

Devant tant de complexité, d’aucuns peuvent se demander si cela vaut vraiment la peine de mettre autant d’efforts pour protéger une petite paruline? Cette question, on l’entend malheureusement de plus en plus, tant pour la Paruline à ailes dorées que pour le Martinet ramoneur, le Caribou forestier, le béluga et combien d’autres espèces menacées. Or, ces animaux constituent en quelque sorte un signal d’alarme, comme le canari dans la mine de charbon. Le déclin des populations de Paruline à ailes dorées et de bien d’autres espèces est le signe d’un déséquilibre et illustre l’érosion des conditions permettant d’en assurer la pérennité . L’idée derrière la conservation de l’habitat de la Paruline à ailes dorées est donc de maintenir ces conditions, ce qui aura également un impact positif pour plusieurs autres espèces.

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À la recherche du Petit Blongios

De la fin de mai au début de juillet, nous avons pagayé les marais à quenouilles des MRC du Haut-Richelieu et de Brome-Missisquoi à la recherche du Petit Blongios. Les inventaires avaient pour but de déterminer l’habitat essentiel de cette espèce menacée et de cibler des sites pour faire de l’intendance auprès des propriétaires.

Ce petit héron, ne faisant pas plus d’une trentaine de centimètres, n’est pas des plus évidents à observer, ni même à entendre. Les conditions météorologiques doivent être au rendez-vous pour percevoir son faible coo-coo à travers les cris des Carouges à épaulettes!

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Le maintien d’habitat de nidification pour la Paruline à ailes dorées

La création ou le maintien d’habitat pour la nidification de la Paruline à ailes dorées est un autre défi de taille. Cette paruline niche dans un habitat arbustif ouvert comme les coupes forestières en régénération, les pâturages abandonnés et les champs en friche. Or, le maintien de ce type d’habitat n’est souvent que de courte durée (quelques années) et n’offre malheureusement pas beaucoup davantage économique tel qu’on le conçoit pour l’instant. Pour ajouter au défi, ces habitats transitoires doivent, pour satisfaire l’oiseau, se retrouver dans un paysage fortement forestier. Au Québec, le déclin de cette espèce menacée est notamment relié à la perte de ces conditions d’habitat.

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Des cliquetis plein les oreilles

Les Martinets ramoneurs sont bel et bien arrivés au Québec! D’ailleurs, depuis le 21 mai, les bénévoles du Regroupement QuébecOiseaux ont commencé leurs inventaires de cheminées de bâtiments religieux. Partout au Québec, plus de 90 bénévoles se sont engagés ce printemps à visiter églises, presbytères, couvents et autres bâtiments religieux dans le but de déceler la présence de martinets utilisant leurs cheminées. Jusqu’à maintenant les inventaires se déroulent très bien, et certains nous ont même déjà fait part de leurs observations. Bien que certains se soient malheureusement butés à des cheminées fermées, d’autres bénévoles ont eu la chance de découvrir de nouveaux sites utilisés par des martinets. Il reste encore plusieurs cheminées à visiter, et peut-être y découvrirons-nous d’autres sites d'intérêt.

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Deux coups de pouce inspirants pour la protection du Martinet ramoneur

Le Regroupement QuébecOiseaux a récemment honoré deux propriétaires de cheminée qui ont accepté d’y héberger des Martinets ramoneurs. M Robert Allard, curé de la Paroisse Ste-Geneviève et Mme Monique Bertrand, de Montréal nous ont chacun livré leurs impressions lors de la remise de leurs trophées.

Quand ne rien faire est ce qu’il y a de mieux!

Robert Allard est le curé de la Paroisse Ste-Geneviève depuis 5 ans. À son arrivée, il a tout de suite remarqué les nombreux oiseaux qui chantaient autour de l’église et du presbytère. Avant d’être joint par le Regroupement QuébecOiseaux, il ne connaissait pas le Martinet ramoneur et n’avait pas la moindre idée que celui-ci utilisait la cheminée du presbytère comme site de nidification. Sa curiosité piquée, il a effectué quelques recherches afin de s’informer sur cette espèce et voir à quoi ressemble le martinet. M. Allard fut bien heureux d’apprendre que les oiseaux utilisaient la cheminée du presbytère et qu’il pouvait contribuer à leur bien-être. Comme il le dit si bien : « Dans ce cas-ci, la meilleure façon d’agir est justement de ne rien faire! » La cheminée n’étant plus utilisée pour le chauffage, il suffit de s’assurer qu’elle restera en place et disponible pour le Martinet ramoneur. Heureux de cette harmonieuse colocation, M. Allard n’hésite pas à faire part aux gens de la présence des martinets dans sa cheminée. Malheureusement, il n’a encore jamais eu l’occasion de voir « ses » martinets. Il anticipe déjà le retour du printemps dans l’espoir de faire ses premières observations de Martinets ramoneurs.

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Migration des rapaces - 22 mars 2012

Jeudi le 22 mars 2012, le belvédère Raoul-Roy dans le parc national du Bic était sous un ciel variable. La température maximale à l’ombre était de 18°C avec un vent du SUD-OUEST dont la vélocité variait entre 40 et 60 Km/h.
Les oiseaux se déplaçaient vers le NORD-EST sauf pour l’Épervier brun qui allaient vers le SUD-OUEST et cela, à des altitudes de vol variant entre 150 et 300 mètres à leur passage au belvédère. Ce dernier étant à 150 mètres d’altitude.
J’ai observé en compagnie de 6 observateurs 4 Pygargue à tête blanche1 Épervier brun1 Buse pattue1 Aigle royal et 2 Faucon pèlerin. Il s’est observé 5 espèces pour un total de 9 individus.
Parmi les autres espèces de mentions, il y avait 150 Oie des neiges, 130 Bernache du Canada, 6 Garrot d’Islande, 4 Pluvier kildir, 45 Durbec des sapins, 4 Roselin pourpré, 80 Bec-croisé bifascié, 150 Sizerin flammé et 10 Chardonneret jaune.

Migration des rapaces - 21 mars 2012

Mercredi le 21 mars 2012, le belvédère Raoul-Roy dans le parc national du Bic était sous un ciel ensoleillé. La température maximale à l’ombre était de 23°C avec un vent du SUD-SUD-OUEST dont la vélocité variait entre 30 et 50 Km/h.

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